X. — Résections partielles du coude
Champion a vu réséquer près de 5 centimètres de l'extrémité supérieure du radius ; les mouvements de flexion et d'extension furent conservés. Le procédé de Nélaton serait ici particulièrement convenable.
D'autres ont enlevé, à la suite de coups de feu, l'olécrâne et une assez grande portion du cubitus. La résection ici est en quelque façon préparée par la plaie.
Dans un cas de carie, après avoir enlevé les extrémités du cubitus et du radius, l'humérus me parut assez sain pour être respecté. Je n'eus pas lieu de m'en applaudir; le pus s'amassa en avant de l'extrémité articulaire, qui s'opposait à sa libre issue en arrière, et cette circonstance ne fut pas sans influence sur l'issue fatale de l'opération. En pareil cas, je n'hésiterais pas à réséquer l'humérus.
Enfin, l'humérus luxé en avant à travers les téguments a été réséqué quatre fois dès le début ; chez trois sujets tous les mouve-
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OPÉRATIONS GÉISÉRALES.
ments, dit-on, ont été conservés ; le quatrième n'avait perdu que les mouvements de pronation et de supination. Une dernière résection, faite au vingt et unième jour, entraîna au contraire la perte, de tous les mouvements du coude.