‹ Manuel de médecine opératoire (volume 4)Chapitre 185 sur 259 · XII. — Résection de la clavîcale · texte numérisé non relu

XII. — Résection de la clavîcale

La clavicule, uniquement recouverte par la peau en avant, donnant insertion en haut au sterno-mastoïdien et aa trapèze, en bas, au grand pectoral et au deltoïde, n'offre véritablement d'obstacles à la résection ou à Tablation complète que par ses rapports eu arrière ; encore, dans tout son tiers externe^ elle n'a guère de rapport qu'avec l'articulation scapulo-huméra'e, facile à ménager; l'apophyse coracoïde, à laquelle elle est jointe par les forts ligaments coraco-claviculaires, et les insertions du muscle sous-clavier. Plus en dedans, elle répond d'abord au plexus brachial, puis à l'artère et enfin à la veine sous-clavière, mais séparée de tous ces organes par le muscle sous -clavier. L'articulation sterno-claviculaire elle-même, qui recouvre des vaisseaux si considérables, en est séparée par les deux muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien. En outre des gros troncs vasculaires, l'artère scapulaire supérieure longe le bord postériem^ de la clavicule et du muscle sous-clavier, mais à une assez grande distance pour être facilement ménagée.

\° Résection de F extrémité scapulaire. — Yelpeau a pratiqué cette résection à l'aide d'une incision cruciale; je l'ai faite aussi en me bornant à une incision parallèle à la clavicule, avec une autre plus petite tombant à angle droit sur la première au niveau de l'acromion, de manière à former un lambeau triangulaire. Il faut ensuite détacher l'os des parties molles, en rasant de près sa face supérieure, sa face inférieure et surtout sa face postérieure ; la section des ligaments acromiaux se fait sans difficulté ; celle des ligaments coracoïdiens permet alors de soulever l'os assez pour passer au-dessous la scie à chaîne ou la lame d'une forte cisaille. On facilite beaucoup ce soulèvement en saisissant l'os avec un davier, comme il a été dit pour les métacarpiens. [Wutzer, Roux, Travers, Dlandin, Malagodi,Chassaignac,ont enlevé, le plus souvent pour une carie de l'osj, l'extrémité acromiale de la clavicule.]

2'^ Résection de l'extrémité sternale. — On peut mettre l'os à nu par les mêmes incisions; mais, après l'avoir isolé vers la limite externe de la lésion, il faut commencer par le scier en ce point. Ainsi Davie le scia à 25 milliaièlres du sternum, avec la scie verticale de Sculiet, après avoir glissé par- dessous un morceau de semelle de cuir; Sédillot a praiiqué la section au tiers interne avec une scie en crête de coq, sur le manche d'un scalpel passé en

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