PROCÉDÉ DE LISFRANC
La pointe du couteau enfoucée datis le premier espace interruétatarsien.
les tubérosités du premier et du cinquième métatarsien; et, glissant l'instrument sous la rangée de ces os, il rase leur face inférieure, avec la précaution de relever légèrement le talon du couteau pour suivre plus exactement la concavité du métatarse. On taille ainsi un lambeau proportionné à l'étendue de la plaie à recouvrir, de 5 centimètres et demi de longueur en dedans, de 3 centimètres en dehors, arrondi à peu près en demi-cercle en avant, et d'ailleurs taillé en biseau, de manière à conserver plus de peau que de muscles. Si de gros tendons s'y trouvaient à nu, il faudrait les emporter avec des ciseaux.
Le lambeau se taille beaucoup mieux, si après avoir ouvert les
articulations, mais avant de désarticuler, on remet le pied en position, et l'on dessine alors avec le couteau le tracé du lambeau à la pointe du pied.
Pour le pied gauche, on commence l'incision dorsale sur le côté interne du pied ; on procède d'ailleurs à la désarticulation par 1 e côté externe de l'article, et le reste à l'ordinaire.
FiG. 302.