DE L'ONGLE INCARNÉ
(léchiro tivs-aisémenl on travers. Je plar.o ensuito un pou do cliarpio ràpéo sous los chairs; et pour l'ordinaire, immédiatement après, le malade peutxnarcher et courir saus douleur.
2° Ablation de tout un côté de l'ongle. Procédé de Bupwjtren. — On engage sous la partie moyenne du bord libre de l'ongle la pointe d'une branche de ciseaux droits bien affilés, qu'on fait glisser rapidement jusqu'à la racine de l'ongle, et on le divise d'un seul coup en deux moitiés à peu près égales. Puis on saisit la moitié nuisible avec une pince à disséquer^ et on l'arrache en la roulant sur elle-même de dedans en dehors.
3" Arrachement de V ongle entier. Procédé de Long (fig. 78). — Cette opération, assez simple, se fait avec une spatule ordinaire d'acier. Le malade étant assis ou couché, le chirurgien embrasse fortement de^la main gauche le pied et le gros orteil; puis, saisissant de la main droite l'extrémité aplatie de la spatule, le pouce placé sur la face concave, l'index et le médius sur la face
Fig. 78,
Arrachement de l'ongle. — Procédé de Long.
convexe, à peu près comme une plume à écrire, il commence par séparer doucement avec le bout de l'instrument la peau qui recouvre la racine de l'ongle. Parvenu vers son bord postérieur.
c'est-à-dire dans la matrice même, il exécute rapidement un mouvement de bascule, de manière que la spatule vienne faire un angle très-aigu avec l'orteil malade, et que son extrémité se trouve engagée sous l'ongle, qui est encore adhérent par ses bords latéraux et sa partie moyenne ; puis en faisant avancer de vive force la spatule sous la longueur de l'ongle, on en procure tout à la fois le décollement et l'avulsion.
Long disait que l'arrachement s'obtenait ainsi sans difficulté, sans douleur et sans une goutte de sang. Je l'ai pratiqué plusieurs, fois, et je puis attester qu'il faut une certaine force, que l'ongle est sujet à se déchirer, ce qui oblige à y revenir deux ou trois fois pour l'avulsion complète ; que les malades accusent une vive douleur, et enfin que les tissus sur lesquels l'ongle repose laissent écouler quelques gouttes de sang. La cicatrisation demande quelquefois une dizaine de jours, et du quinzième au vingtième jour l'ongle nouveau commence à reparaître.
Cinquième méthode. Destruction de la matrice de l'ongle. — On peut également la détruire en partie ou en totalité.
1° Destruction partielle. Procédé de Larrey. — On commence par arracher la portion d'ongle condamnée, suivant le procédé de Diipuytren que nous avons décrit tout à l'heure ; après quoi on enlève la matrice avec le bistouri ; et enfin on cautérise la plaie avec le fer rouge.
Sédillot remplace le fer rouge par la pâle de Vienne.
Cette cautérisation a pour objet de détruire plus sûrement toute la portion de matrice que l'on veut anéantir; le moindre rudiment négligé pouvant reproduire un tronçon d'ongle qui s'engagerait encore dans les chairs. La cautérisation serait donc parfaitement inutile, si l'on prenait soin d'extirper avec le bistouri toute la surface polie qui appartient à la matrice ; le procédé serait même rendu plus simple, et surtout beaucoup plus sàr. Car, sans parler de l'action du feu ou des caustiques sur la phalangette, Sédillot rapporte qu'un de ses malades eut l'articulation ouverte par l'action mal dirigée de la pâte de Vienne.
2" Destruction complète. Procédé de Dupuytren. — Le pied saisi de la main gauche, on pratique avec un bistouri droit une incision profonde et demi-circulaire, à 7 millimètres au delà de l'origine apparente de l'ongle, et qui cerne l'ongle et sa matrice en totalité. Alors, un aide maintenant l'orteil malade en position, on relève le lambeau d'arrière on avant avec la pince à disséquer, ot