‹ Manuel de médecine opératoire (volume 5)Chapitre 101 sur 145 · HYDROCÈLE. (5 U · texte numérisé non relu

HYDROCÈLE. (5 U

4“ Excision de Kinder Wood. — Après avoir fait dans la tumeur une large ponction à l’aide d’une lancette à abcès, on introduit par cette ouverture despincesà disséquer; on saisit et l’on attire au dehors avec ces pinces une petite portion du sac, et on l’excise avec le bistouri ou les ciseaux.

Kinder Wood avait obtenu trois cas de succès ; je ne sache pas cependant qu'aucun chirurgien l’ait imité. J’ai appliqué sou procédé sur plusieurs malades : dans le premier cas, la tumeur disparut en peu de jours, mais elle revint trois semaines après ; à la vérité l’hydrocèle était compliqué d’un sarcocèle commençant ; dans un second cas, le liquide échappé dans le scrotum par l’ouverture de la lancette ne permit pas de saisir la tunique vaginale ; en sorte que le c irurgien doit se tenir pour averti de faire l'incision extérieure assez arge pour éviter cette infiltration. Cesdeux essais ne prouvent d’ailleurs ni pour ni contre l’efficacité réelle du procédé ; mais d’autres estais que j ai faits depuis ont échoué pour la plupart, et j’ai fini par y renoncer. v

Troisième méthode. Elle comprend l'incision, la cautérisation Je séton et autres corps étrangers.

r Incision — Le malade couché sur le dos, le chirurgien placé à droite tend les téguments de la main gauche, et avec un bistouri convexe pratique de haut en bas une incision selon le plus grand diamètre de la tumeur. Lorsqu’on a pénétré jusqu'au sac, on y fait une légère ouverture , qu’on agrandit en haut et en bas, en dirigeant e bistouri sur le doigt indicateur ou sur une sonde canuelée° On place au fond de la plaie un linge feuètré , et l’on panse à plat avec de la charpie jusqu a la production de la suppuration.

Le procède de la tente, décrit par Franco, se rapporte à l'incision Il consiste a faire a la tumeur une incision de trois à quatre travers e doigt, qu on tient ouverte avec une tente de charpie, de linge ou

hii?^’ f’ US f quc ronde ct trcmPée dans l'huile rosat. Son but est également de procurer la suppuration de l’intérieur du sac.

Procédé de Douglas. - Le malade couché comme pour l’incision on dmse la peau du scrotum de manière à former un lambeau ova°é dont le grand diamètre s'étend de haut en bas. Ce lambeau disséuué e emporté, on incise le sac dans toute sou étendue; on le détache d ave. la peau , et on I emporte tout entier jusqu’au bas du cordon spermatique. On ramène ensuite les bords de la plaie l’un contre I autre; mais on introduit toutefois de la charpie au fond de la S pour en procurer la suppuration. |,la,e

Procédé de Boyer. •- On incise la peau dans toute la longueur de la Partie antérieure e. moyenne de la tumeur; on la sépale de t

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tunique vaginale en dedans et en dehors, et l'on pousse cette dissection jusque près de l’endroit où cette tunique se réfléchit sur le testicule. II faut avoir soin de conserver à la peau le plus de tissu cellulaire qu'on peut, pour prévenir toute chance de gangrène, et éviter d’ouvrir le sac avant sa complète dissection. La séparation étant achevée, on incise la tunique vaginale dans toute sa longueur, et on l’excise avec des ciseaux le plus près possible du testicule.

Procédé de Dapuylren. ■ — On incise la peau comme Boyer, ou on l'excise comme Douglas, selon qu’il est ou non nécessaire d’enlever un lambeau des téguments; puis on attire les bords de l’incision en arrière, en les comprimant avec le pouce et l’indicateur gauches, de manière à faire saillir au dehors le testicule et le sac vaginal par énucléation. On ouvre alors le kyste, et on l’excise avec des ciseaux.

2° Cautérisation. — On applique sur la partie antérieure et inférieure de la tumeur un morceau de potasse caustique capable de produire une escarre de la grandeur d’un franc. Lorsqu'on présume qu’il a étendu son action jusqu’à la tunique vaginale, on enlève ce qui en reste, etl’ou applique sur l’escarre un emplâtre d’onguent de la mère. Après huit ou dix jours , l’escarre se détache ; durant cinq à six semaines la tunique vaginale suppure, et enfin elle finit par adhérer au testicule.

3° Séton et corps étrangers. Procédé de Poil. — Il pratiquait d’abord la ponction comme à l’ordinaire à l’endroit le plus déclive, avec un trocart de 6 millimètres de diamètre. Par la canule de ce trocart , il introduisait dans le sac un tube d’argent de 1 2 centimètres de Ion" , et par ce tube un troisième instrument consistant en un stylet de 16 centimètres de long, ayant à l’une de ses extrémités une pointe triangulaire, et à l’autre un chas auquel était enfilé un séton formé de plusieurs fils de soie. 11 portait donc ce stylet, à l'aide du second tube, jusqu’au niveau de la partie supérieure de la tunique vaginale, traversait là le scrotum de dedans en dehors, et, en attirant le stylet, amenait à sa suite le séton, qu'on entretenait ensuite à l’ordinaire. On peut retrouver ici la première idée des instruments de M. Bclmas pour son procédé relatif à la hernie inguinale.

Monro laissait la canule du trocart en place ; d’autres y ont substitué une bougie; Larrey plaçait à demeure dans la cavité vaginale une sonde de gomme élastique; M. Baudcns y laisse de môme une canule, mais en lui faisant traverser en deux points les parois de la cavité ; M. Reybard y pousse à travers la canule et à l aide du stylet un bout de chanvre, en y ajoutant des injections, etc.

Quatrième méthode. Excision. — Elle se fait suivant quatre procédés.

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