‹ Manuel de médecine opératoire (volume 5)Chapitre 12 sur 145 · CHAPITRE VL nÉuxiox · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL nÉuxiox

Tantôt on laisse suppurer les plaies qui résultent des opérations, tantôt ou essaie d'en réunir les bords par première intention. On se sert alors de la position, des bandages, des emplâtres agglutinalifs, du collodion, des serrefines et des sutures. Les deux premiers moyens ne sont pas de notre sujet.

Art. Ier. — Emplâtres agglutinatifs.

Les uns s'appliquent à froid, d’autres ont besoin d'èlrc ramollis au-dessus d’une bougie ou d'un brasier ardent; le taffetas d Angleterre veut être d’abord humecté avec la salive. Il y a plusieurs manières de les appliquer.

Procédé ordinaire. — Les bords de la plaie rapprochés par un aide,

ItEU.NIOX.

on commence par placer la bandelette d'un côté; puis, en soutenant -soi-mème le bord opposé de la plaie, on applique la baudelette bien tendue, de cet autre côte, en appuyant d’abord sur le point le plus éloigné de la division. II faut, avant tout, que la peau ait été bien nettoyée et bien desséchée. Du reste, on fait varier selon le besoin la longueur et la largeur des bandelettes.

Procédé de M. Gaina. — On découpe des bandelettes larges de 3 centimètres au moins, et d’une, longueur telle qu’elles puissent faire deux fois le tour du membre ou du tronc, ou enfin de la partie où siège la plaie. Ou roule ces bandelettes à deux globes sur leur côté non apprêté. On place le plein des deux rouleaux sur le point diamétralement opposé à la plaie, puis on leur fait faire le tour de. la partie; les bords sont ainsi rapprochés avec la plus grande force possible; et après avoir croisé les chefs l’un sur l’autre, on achète le second tour.

Ce procédé est infiniment supérieur au premier; il assure une coaptation juste, solide, indestructible, des lèvres de la plaie, et n’expose jamais au décollement et au relâchement des bandelettes. Si plus d’une bandelette est nécessaire, on laisse entre elles des intervalles, afin d’avoir la plaie sous les yeux, et de pouvoir appliquer des topiques ou des sangsues, sans enlever l’appareil. S'il y a lieu de craindre que les troncs artériels soient comprimés, on dispose près de leur trajet de la charpie ou des compresses qui en éloignent les bandelettes et la compression.

Procédé des anciens. Sulure sèche. — On appliquait sur chaque côté de la plaie des emplâtres agglutinatifs de largeur suffisante, et avant la même longueur que la plaie même , et l’on cousait leurs bords avec une aiguille et un fil ordinaire, par la suture du pelletier.

D’antres taillaient en digitations les bords de l’emplâtre qui avoisinaient la plaie, et cousaient à ces digitations des rubans qui se nouaient d un côté à l’antre. Dans tous ces cas, il faut toujours placer nu cote de la plaie la lisière de la toile, pour éviter qu’elle s’effile. ,m a . Houx, qui y a eu quelquefois recours, fait des oeillets à emplâtre, y passe un fil, et resserre les deux côtés de la plaie à peu

près a la manière d’un corset. Cette prétendue suture est justement nbnnnonnoo. J

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