‹ Manuel de médecine opératoire (volume 5)Chapitre 14 sur 145 · MOI ENS DE DIMINUER LA DOULEUR DANS LES OPÉRATIONS · texte numérisé non relu

MOI ENS DE DIMINUER LA DOULEUR DANS LES OPÉRATIONS

Nous ne ferons que mentionner les narcotiques employés axant l’opération ; le magnétisme animal, qui a réussi une fois chez une femme amputée du sein par M. J. Cloquet; les questions faites à I opéré pour le distraire, moyen qui n’est pas à dédaigner, et dont Dupin ti en tirait souvent parti dans la réduction des luxations; et enfin la célérité recommandée à l’opérateur, pourvu toutefois qu’elle se concilie avec la sûreté du malade.

I n moyen plus direct consiste, lorsqu’on fait des incisions, à les commencer toujours du côté de l’origine des nerfs, au lieu de venir s’y terminer. On conçoit que la communication étant détruite entre le cerveau et la terminaison du nerf, les sections consécutives sur la région ou il se rend seront moins douloureuses.

Des essais plus importants étaient ceux de James Moore, parce qu’ils tendaient à constituer une méthode générale pour les opérations pratiquées sur les membres, bien qu’il ne l’eût appliquée luimème qu’au membre inférieur. Il avait fait fabriquer une sorte de compresseur analogue à celui de Dupuylren, garni à son extrémité postérieure d’une pelote destinée à comprimer le nerf sciatique; l’extrémité antérieure était traversée d’une vis terminée par une pelote qui devait s’appliquer sur le nerf crural. J’avais essayé d'appliquer cel instrument pour une fausse ankylosé du genou que je voulais détruire, et le résultat n'avait pas répondu à mes espérances. Sur le champ de bataille, la striction circulaire du membre aiderait bien plus efficacement à endormir la sensibilité ; mais dans les hôpitaux

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