‹ Manuel de médecine opératoire (volume 5)Chapitre 23 sur 145 · ART DU PÉDICURE · texte numérisé non relu

ART DU PÉDICURE

Quand la racine du cor est trop profonde, il convient de remettre la fin de l'opération à huit jours.

L'extraction terminée, on met les pieds à l’eau environ un quart d'heure. Les dépendances du cor se goullent et forment une saillie blanche et spongieuse, qu’on a soin d’essuyer et de tondre avec l’instrument tranchant. S’il restait de la douleur, et qu’on aperçtU au fond de l’excavation une teinte brune du diamètre d’une épingle, on la toucherait avec le nitrate d’argent.

Appréciation. — L’excision est plus facile ; la cautérisation plus sûre, mais plus douloureuse; l’extirpation est préférable quand ou cherche une cure radicale ; elle convient seule aux cors situés entre les orteils.

IL — Des durillons et des oignons.

Le durillon est un simple épaississement de l’épiderme ; l’oignon est un cor à large hase, offrant des feuillets d’épiderme comme une pelure d'oignon, et adhérant à la peau en plusieurs points.

On peut les limer avec la pierre pouce, la peau de chagrin, ou une lime fine, ou bien les extraire suivant les principes indiqués; mais en général on se contente de les exciser.

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