DES KYSTES
soulevant et l'attirant avec les doigts ou uue érignc, ou à l’aide d'uu fil dont on l’a traversé.
Procédé d’A. Cooper. — Quand le kyste est ancien et à parois consistantes, le chirugien l’incise du même coup que la peau, vide tout ce qu'il renferme; puis, détachant ses parois de la peau dans une petite étendue, le saisit fortement entre le pouce et les doigts de la main droite munis d’une compresse, de peur de glisser, et arrache tout le kyste à l’aide d'une traction suffisante, qu’on favorise eu déchirant le tissu cellul ire avec le pouce de la main gauche. C’est aussi le procédé que suivait Dupuytrcn : l’opération, peu douloureuse, ne dure pas une minute. Ou réunit par première intention.
Lorsque le kyste est d’un petit volume, jeledivise du même coup que les téguments, et j’en opère l’énucléation à l’aide de la spatule. Procédé très simple, très expéditif, et qui réussit le plus souvent.
lvxcisiox. Procédé de Choparl. — Dans les cas où, la tumeur ayant une hase fort large, son extirpation laisserait une plaie énorme, on peut enlever la calotte de peau et de kyste qui fait la partie la plus rle\ee de la tumeur, et laisser le fond du kyste qui se réunit avec la circonférence îles téguments. On commence par faire à la partie la plus déclive de la tumeurune ouverture qui sert à la vider: puis, glissant le doigt à l’intérieur, on soulève la partie à enlever, et on l’excise avec le bistouri ou les ciseaux.
Après 1 opération, le fond du kyste exposé à l'air acquiert la dureté du cuir; il s en détache de lemps à autre des lamelles; peu à peu la peau ambiante se rétrécit alentour, et, au bout d'un certain temps, le tissu du kyste a disparu pour faire place à une cicatrice de peu d étendue. 1
2" Kystes du tissu cellulaire (kystes séreux, muqueux, etc.'.
Anatomie. — Ce sont des collections de sérosité ou d’autres liquides s ou moins épais, développées dans le tissu cellulaire, et qui quelque fois lui empruntent une véritable envoloppc; d’autres fois au contraire, le liquide est en contact avec une surface séreuse sans parcs réelles est impossible, à priori, de distinguer les deux naisdura.il 1 opération on reconnaît bien vite l'absence des parois ù la difficulté et même a I impossibilité de la dissection.
Procédés opératoires. — On peut les nifmn.n,. • • .
•simple, après laquelle on cherche à faire suppurer et «dhérëT I “lé en y introduisant delà rharpieoudes injections irritantes Si le kyste a des parois propres, on essaie de les décollcr'des nariies
Quand la tumeur est très considérable et qu’on a choisi l’incision, il est à craindre qu’une grande surface enflammée ne donne lieu à de fâcheux symptômes, que l’air ne vicie le pus, que le pus ne soit résorbé. C’est le cas de ne point vider complètement la tumeur, mais de remplacer par une injection d'eau tiède le pus ou le liquide qu'on a évacué, afin que les parois reviennent peu à peu sur elles-mêmes. C’est le procédé de Récamier, déjà indiqué pour les abcès par congestion.
Au reste, ces procédés sont aujourd’hui rarement employés; cl sauf les cas où les parois du kyste sout fort épaisses, et obligent à les enlever par dissection, on préfère généralement vider le kyste avec le trocart , et y injecter du vin chaud ou de la teinture d'iode. J’ai aussi employé quelquefois pour les petits kystes, notamment pour ceux de l’orbite, les sections sous-cutanées, comme on les verra décrites à l’article suivant.
11 eu est de deux sortes : les uns sont une sorte d’hydropisic des bourses muqueuses sous-cutanées, comme celles qu’on rencontre sur l’olécràne, la rotule, entre l’hyoïde et le cartilage thyroïde, etc.; les autres consistent dans le développement des bourses synoviales de certains tendons, et s’appellent spécialement ganglions.
1" Kystes synoviaux proprement dits. — Ou les incise largement, ou même, si la poche est volumineuse, on enlève un lambeau elliptique des téguments, puis on porte à l’intérieur de la charpie sèche ou imbibée de liqueurs irritantes, pour procurer la suppuration, et, par suite, l’adhésion des parois du kyste. M. ê clpcau a appliqué également ici avec succès les injections iodées.
2° Ganglions.— On a conseillé la compression, l’ouverture à l’aide d'une très petite incision, et enfin la rupture de la poche sans intéresser la peau, en frappant dessus avec un corps lisse, tel qu’un livre
relié ou un cachet garni de linge.
Sabatier annli.iuait le pouce gauche sur le ganglion, puis avec
le tissu cellulaire. Des pressions légères, puis quoique» »»■-•«»> •«-uouvelées durant deux ou trois jours, favorisent la résorption de ce
3° Kystes synoviaux.
liquide, et le malade est guéri.
J’ai essayé cette méthode et