CHAPITRE VIL
OPÉRATIONS qui se pratiquent sur I.ES veines.
a part les divers procédés de phlébotomie déjà décrits on onère ■sur les veines dans trois cas très divers : r Pour les ier dur n u e
2 • " |m,,',m'r 1,1 guérison des varices. Les mêmes
procédés ont servi quelquefois à la guérison d’ulcères vn im,,..,
•—«. 3- Pour |,rutiquur l„ lr.,„S„”™E
Ai t. I", X)
es varices.
taÆ^i’ïïTSjrs1: ss. - r*-1 4
» u" se propose de favoriser le
f 56 MÉDECINE OPÉRATOIRE.
cours du sang dans les veines variqueuses ; dans l’autre, on cherche à les oblitérer.
1° Des procédés pour favoriser le cours du sang dans les varices.
On en compte plusieurs, qui sont :
1° La compression à l’aide d’un bandage roulé, d’un bas lacé, d’un bas élastique en tissu de caoutchouc, etc. ;
2" La réduction, ainsi nommée par J.-L. Petit, qui consiste à refouler avec les doigts, dans les veines voisines, le sang accumulé en trop grande abondance dans les dilatations variqueuses, et ayant de la tendance à se coaguler.
3° La ponction, lorsque la réduction est impossible, soit à cause de la douleur, soit parce que les varices renferment des caillots. On fait celte ponction avee une lancette, comme la saignée ordinaire; seulement il n’est pas besoin de ligature préalable. Quelquefois il faut saigner les varices en plusieurs endroits, quand les caillots empêchent l’évacuation complète; et quelquefois même on est obligé de faire une plus longue incision pour extraire les caillots les plus durs. J.-L. Petit regardait comme spécifique, pour le traitement des ulcères variqueux, la saignée des varices, aidée du repos, des remèdes généraux et de la diète.
Quant aux varices mêmes, on comprend que ces procédés sont purement palliatifs; mais tout récemment M. Ilérapath a imaginé une autre opération qui devait amener la guérison radicale des varices du membre inférieur.
4° Débridement des orifices aponcvroUques des varices, par M. Hérapalh. 11 a pensé que le gonflement variqueux des saphènes, qui sont assurément les plus exposées aux varices de toutes les veines sous-cutanées, tenait à un rétrécissement des orifices aponévrotiques qu’elles ont à traverser pour se rendre dans les gros troncs. 11 s agirait donc de débrider ces orifices, au jarret pour la saphène externe, au pli de l’aine pour la saphène interne. M. Ilérapath a déjà traité ainsi avec succès un cas de varices de cette dernière veine.
Le malade couché sur le dos, il souleva entre ses doigts un pli de la peau d’une étendue suffisante, vis-à-vis l’orifice aponévrolique de la veine, (pii était révélée par la prolongation jusqu’à ce point de la varice même. Ce pli, traversé a sa hase et entièment divisé, laissa une plaie de 3 pouces de longueur, dirigée obliquement en haut et (>n dedans, immédiatement au-dessus de. la terminaison dilatée de la veine. Le fascia super ftcialis, fort mince en cet endroit, fut dissèque avec soin et séparé de ses attaches au ligament falciformc; alors, la veine étant déprimée avec l’indicateurgauche, l’opérateur glissa dans