PLAIES DES ARTÈRES
stylet dans l'artère pour la soulever légèrement et faciliter le placement de la ligature.
4° Quand la plaie est récente, il suffît de lier le bout supérieur, à moins que dès le premier moment le sang ait jailli par les deux bouts; mais quand déjà quelques jours se sont écoulés, la ligature des deux bouts est toujours prudente et le plus souvent indispensable.
5° Quand l'artère lésée est très profonde, quand il y a doute sur le vaisseau, comme à la partie supérieure de l’avant-bras et de la jambe, il est préférable de lier le tronc brachial ou fémoral, et d'établir une compression modérée sur la plaie.
Ces règles s’appliquent d'ailleurs à la torsion et aux màchures, quand on juge à propos d'y recourir préférablement à la ligature simple.
I.es procédés sont les mêmes que pour les plaies artérielles simples : la compression ou la ligature. Seulement il est plus difficile de découvrir le vaisseau, à cause des caillots de sang qui emplissent le tissu cellulaire.
Mais dans les cas où il a été nécessaire de lier l’artère au-dessus de la plaie, doit-on donner issue au sang épanché par une ouverture spéciale? La question est grave et ne peut se résoudre généralement. Quand il y a peu de sang épanché, l’ouverture est sans danger : mais aussi elle est peu nécessaire, et il y a lieu d’espérer la résorption. Quand l'épanchement est énorme, il est difficilement résorbe; mais l’ouverture donne fréquemment lieu à des inllammations de la plus mauvaise nature (Pelletan). Si le foyer sanguin communique à l'extérieur par une plaie qui s’est maintenue ouverte, il faut agrandir l’ouverture pour laisser au sang et au pus une libre issue. Si la plaie s’est fermée d'elle-même, ou si l’on peut espérer de In fermer, il faut attendre et voir si In nature ne suffira point a la résorption. Ce n est que dans le cas où cet espoir serait perdu, et ou la suppuration prendrait place, qu’il faut ouvrir par une large ouverture, vider complètement le foyer, panser à plat, et éviter pardessus toutes choses le croupissement du pus.
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2“ Anévrismes faux primitifs.
3° Anévrismes faux consécutifs.
Los procédés sont encore les mêmes, compression ou
médiocre; c’est, un procédé sans danger, et qui a réussi quelquefois.
La ligature du bout supérieur réussit généralement, au rebours de ce que nous allons dire pour l’anévrisme variqueux.
Quatre procédés.
1° La compression sur la tumeur, continuée durant plusieurs mois. On peut l’employer avec succès quand la tumeur est récente, petite et superficielle.
2° La ligature au-dessus de la tumeur. Sur trois sujets opérés par la ligature de la brachiale, la tumeur a reparu (Dupuytren, Bres- ] chet); sur deux autres, où l’artère fémorale fut liée, il survint des escarres gangréneuses, des hémorrhagies, et eufm ils succombèrent.
3° La ligature de l’artère et de la veine, proposée par Dupuytren, non encore essayée sur le vivant , mais qui laisse craindre la phlébite.
i° La ligature de l'artère au-dessus et au-dessous de la communication est le moyen le plus sûr, et aussi celui qui est aujourd hui généralement adopté.
Pour aller à la recherche du vaisseau, on fait comprimer le tronc artériel; puis on divise avec précaution, sur la tumeur même, la peau, le tissu cellulaire, les aponévroses, en prenant garde de blesser les veines hypertrophiées au voisinage du sac anévrismal. Puis on ouvre le, sac, au rond duquel, en faisant suspendre la compression, on voit jaillir le sang artériel; et le jet du sang conduit a 1 artère, qu'on lie au-dessus et au-dessous de sa blessure.
Ce nrocédé est long et difficile; lors même qu’on a d’abord réussi i
4° Anévrismes variqueux.
successives; et partout ou assurément In préférence.