DES KYSTES SÉBEUX ET HYDATIQUES DES OS
I. 'exostose épiphysaire s'enlève comme une tumeur ordinaire ; lorsqu’clle est cimentée, on emploie, pour la séparer de l’os, la scie ou le ciseau aidé du maillet. Quand elle offre un pédicule étroit, il suffit d un trait de scie horizontal; mais si elle a uue base large, un moyen propre à faciliter l’opération, c’est de l’attaquer en plusieurs points, soit en pratiquant des excavations suffisamment nombreuses et rapprochées à l’aide du perforalif; ou mieux encore en la divisant perpendiculairement par plusieurs traits de scie croisés en divers sens; il devient facile ensuite, on de scier à la base, ou d’enlever avec la gouge et le maillet chaque portion de la tumeur. La scie convient mieux pour les exostoses du crAne, où le maillet causerait trop d’ébranlement. Dans la plupart des cas on divise la peau cl les chairs selon les règles ordinaires, en évitant les nerfs et les vaisseaux.
Dans un cas où une exostose à base étroite siégeait sous le deltoïde, M. Roux fit deux incisions à peu près parallèles dans le sens des fibres de ce muscle, isola la tumeur au-dessous du pont qui séparait les deux incisions, cl la scia à sa base, sans couper le muscle en travers.
® s n"'t exostoses fongueuses, on conseille plusieurs procédés.
1 On les détruit a l’ordinaire; maison termine l’opération en appliquant le feu sur tous les points de l’os d’où la fongosité tirait son origine. C est le procédé ordinaire, qui est vicieux en ce que l'extirpation ne va pas jusqu’aux parties saines.
2' On laisse la tumeur intacte, et l’on coupe dans le tissu osseux sam , a quelque distance de sa base; c’est la méthode appliquée par M. Gcnsoul aux fongus du sinus maxillaire.
3 Lucas et A. C.oopcr ont essayé la ligature de l’artère principale un membre , tentative non suivie de succès.