‹ Manuel de médecine opératoire (volume 5)Chapitre 8 sur 145 · DE LA COMPRESSION' ET DU BROIEMENT · texte numérisé non relu

DE LA COMPRESSION' ET DU BROIEMENT

f sants et préférables. S'il faut une coustriction énergique, on doit rci courir aux deux autres ; niais alors, et à part l’adjonction des boulettes qui lient se faire à tous deux, la x is de Græfc nous paraît bien plus aisce à manœui rcr, plus simple et plus puissante que le tourniquet de Slayor.

Les premiers efforts de striction sont assez douloureux en général ; plus tard, les parties perdent peu à peu la sensibilité avec la vie. Si c’est une partie qu'on isole tout à fait du corps, à mesure qu’on serre le lien, on la voit saillir, se gonfler, prendre une teinte livide. Les autres symptômes dépendent de la nature des tissus. Quand la t section s en est faite lentement, d’ordinaire la cicatrice s’opère presque en même temps.

Il faut observer les précautions suivantes :

1" Serrer avec précaution et lenteur, en observant l'effet de la striction sur les parties vivantes, et aussi sur le lien, qu’il faut éviter de rompre.

2" Si le tissu est mou, lâche, facile à déchirer, il faut se garder de 1 etreindre complètement; une division trop prompte pourrait être sui\ ie d effusion de sang; on resserrera la ligature une ou deux fois par jour.

3" Si les tissus sont durs et difficiles à pénétrer, on porte du prei n ïei coup la coustriction aussi loin qu’il est possible sans rompre le lien, et l’on réitère les efforts de coustriction deux fois par jour.

4 ' S il simien t une inflammation locale ou des symptômes nerv°ux inquiétants, il convient de ne pas accroître la constriclion, de la relâcher même jusqu’à cessation des accidents.

3" Si toutefois ces accidents étaient assez alarmants pour réclamer une prompte ablation et de la ligature et même de la partie malade, au lieu de relâcher le lien, il faudrait le serrer à l’extrême et exciser la tumeur en deçà avec l’instrument tranchant; puis on lierait avec soin toutes les artères coupées, en serrant et relâchant tour à tour la compression, qui représente alors absolument le tourniquet ou le garrot dans l’amputation des membres.

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