DF. LA COMPRESSION ET DU BROIEMENT
de réunis dans le mémo chapitre ces deux manières d’agir, attendu que, malgré la distance qui les sépare, le broiement n’est en délinitnc (|ue le dernier degré de la compression; quelques procédés qui s’écartent de la compression se proposent toujours le même résultat.
La compression est momentanée ou permanente; s’exerce à l’oxornur ou a I intérieur, pour la dilatation des canaux par exemple;
peut comprendre de larges surfaces, ou agir au contraire sur des points si étroits qu’elle se rapproche de la ligature; emploie enfin tous les instruments : les doigts, les bandes, les ressorts, les bougies, les sondes, le tourniquet, le marteau, les aiguilles, et les pinces mécaniques plus ou moins compliquées.
Les indications forldiverses qu’elleestappeléeàremplirse réduisent cependant à deux grandes catégories : ou bien il s'agit de ramener des parties engorgées à un moindre volume, de réduire des parties déplacées dans leur position normale, et de les maintenir réduites; enfin d’empêcher l’abondance du sang dans certaines parties; ou bien on veut arriver à la division et à la destruction des tissus. Dans l’un ou dans l'autre ordre d’idées, on peut procéder lentement, ou agir au contraire d’une manière brusque et immédiate.
Première indication générale. 1" Compression prolongée. — Lorsqu’on veut diminuer par degrés l’engorgement des parties molles, on peut employer :
1° Le bandage roulé ;
2“ Les bandelettes de diachylou;
3" Les courroies bouclées ;
4° Au-dessous de ces premiers agents, disposer selon le besoin : : 1° des compresses épaisses ou graduées; 2" des attelles ou plaques de bois; 3° des plaques métalliques, pièces de monnaie, plaques de plomb, etc. ;
5° Des bandages à ressort: ainsi j’ai comprimé plusieurs fois avec j avantage des ganglions engorgés à l’aine avec des bandages herniaires ;
6" Quand l’engorgement siège dans des canaux dont il a opéré le rétrécissement, on use de bougies et de sondes.
La réduction lente des hernies, des luxations et des fractures anciennes use aussi des mêmes moyens ; et les appareils contentifs, après la réduction, se composent le plus souvent d’éléments tout semblables. La compression à établir sur les artères a besoin quelquefois d’instruments plus énergiques, garrot, compresseurs, tourniquets, etc. ; et j’ai imaginé une sorte de tourniquet h pointe métal- ; lique pour presser l’un contre l’autre les fragments des fractures très j obliques. La compression prolongée est soumise, dans tous ces cas, à deux lois générales que le chirurgien ne saurait trop avoir présentes à la pensée :
1° Ne jamais établir de compression sur des parties prises d’inflammation aiguë;
2" Ne jamais porter la compression au point de déterminer des douleurs persistantes.
M. Velpeau a cependant vanté la compression sur les phlegmons diffus; mais lui-même a reconnu toul le danger d’un pareil moyen