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I. — TraitcMicnt palliatif fies varices

Le traitement palliatif consiste généralement dans l'emploi d'une compression extérieure qui supplée au défaut de résistance des parois des veines : bandage roulé, bas lacé, bas élastiques de caoutchouc, etc.

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Cependant certaines circonstances peuvent exiger davantage. Si, par exemple, l'obstacle au cours du sang existait en dehors des veines, comme ferait une tumeur qui, en comprimant quelque tronc veineux, déterminerait dans ses rameaux un état varicoïde d'abord, et plus tard des varices réelles, évidemment l'ablation de la tumeur pourrait aidera arrêter le développement des varices, et, pour l'état varicoïde, déterminerait même sa disparition radicale.

Hérapath a signalé un obstacle d'un autre genre au libre cours du sang veineux dans le membre inférieur, savoir : le rétrécissement de l'orifice aponévrotique traversé au creux poplité parla saphène externe, et de l'orifice analogue traversé à l'aine par la saphène interne. En pareil cas, le débridement lui paraît parfaitement indiqué; il l'a pratiqué pour la saphène interne par le procédé suivant.

Procédé de Hérapath. — Il souleva un pli de la peau d'une étendue suffisante, vis-à-vis l'orifice aponévrotique de la veine, qui était révélé parlaprolongation jusqu'à ce point de la varice même. Ce pli, traversé à sa base et entièrement divisé, laissa une plaie de 7 à 8 centimètres de longueur, dirigée obliquement en haut et en dedans. Le fascia superficialis fut disséqué avec soin et séparé de ses attaches au fascia cribriforme ; alors, la veine étant déprimée avec l'indicateur gauche, l'opérateur glissa dans l'orifice un bistouri pointu, et en divisa le rebord supérieur dans l'étendue de 12 à 13 millimètres; la varice s'affaissa immédiatement, et la plaie fut réunie par deux points de suture.

Le bistouri pointu risque de piquer quelque veine voisine, comme cela est arrivé, en effet, dans le cas précédent; mieux vaudrait donc érailler l'anneau avec une spatule ou tout autre instrument mousse. Du reste, l'auteur affirme que celte opération a guéri son malade, ce qui n'est admissible que si la dilatation était purement varicoïde. Malgaigne a eu occasion de le répéter une fois, pour de vraies varices qui semblaient comme étranglées à cet anneau; la guérison n'a pas eu lieu sans doute; mais il obtint une notable amélioration.

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