DES VARICES
Les varices ne sont pas une simple dilatation des veines, mais une altération chronique de leurs tuniques, dont la dilatation est généralement la conséquence. Jamais une veine ainsi altérée ne revient à l'état normal, et, dans les cas rares de guérison spontanée, c'est qu'une inflammation y a déterminé la formation d'un caillot adhérent et par suite l'oblitération du vaisseau.
Cependant il importe de savoir qu'un obstacle permanent au libre retour du sang a pour efî'et de déterminer dans les veines inférieures une dilatation qui simule les varices, et que j'appellerais volontiers état varicoïde. Tant qu'il n'y a qu'une dilatation pure et simple, sans altération du vaisseau, la suppression de l'obstacle suffit à la dissiper : ainsi l'état varicoïde qui est un effet assez fréquent de la grossesse disparaît généralement après l'accouchement. S'il persiste cependant, c'est que la dilatation a été portée au point d'entraîner l'altération des vaisseaux, et que l'état varicoïde a fait place à de vraies varices.
Le traitement chirurgical des varices est palliatif ou curatif. J.-L. Petit avait institué certaines opérations contre la formation et l'accumulation des caillots dans les veines variqueuses : ainsi il pratiquait la powch■o?^ pour évacuer les caillots; ou ce qu'il appelait la réduction, consistant en des pressions ménagées pour dégrumelerle sdittg, disait-il, et le faire remonter dans les veines saines. Mais cette formation des caillots est le résultat d'une inflammation qui veut être combattue tout autrement, et les opérations de J.-L. Petit, à la fois irrationnelles et périlleuses, ont été justement rejetées.