‹ Manuel de médecine opératoireChapitre 107 sur 310 · II. — Anévrysiiies diffus · texte numérisé non relu

II. — Anévrysiiies diffus

Les anévrysmes diffus, soit primitifs, c'èst-à-dire résultant d'une plaie artérielle récente; soit consécutifs, ou produits par la rupture d'un anévrysme spontané ou préexistant, se distinguent de l'anévrysme circonscrit, non pas seulement par leurs caractères anatomo-pathologiques, mais surtout par leur gravité et l'incertitude de la thérapeutique. La ligature et la compression indirecte ne réussissent que dans des cas exceptionnels, et l'on a été souvent obligé d'en venir à l'amputation. C'est une ressource de nécessité dans certains cas d'anévrysmes diffus largement étendus, dans lesquels le sang s'infiltre dans toute l'épaisseur du membre, surtout lorsque l'apparition de phénomènes inflammatoires fait craindre de voir l'inflammation s'emparer d'une vaste poche renfermant des caillots difficiles à évacuer. La ligature faite le plus près possible du point lésé est, dans les cas ordinaires, la méthode qui parait le plus susceptible de donner des guérisons. La ligature faite, il serait prudent d'ouvrir la poche et d'évacuer les caillots.

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