I^IG
LIGATURE DES CAROTIDES
C. P. Carolitle primitive. — C. I. Carotide interne. — E. C. Carotide jxterne. — L. Linguale. — T. Tliyroïdienne. — J. I. Jugulaire interne. — S. M. Sternomasloid. — L. sup. Laryngé supérieur.
(Widmer, de Toronto; Busher, de Chatham; Wutzer, de Bonn ; Foucher), soit pour une hémorrhagie consécutive à une opération (Gunlher, de Leipzig); ou provenant d'une tumeur vasculaire ulcérée fBoser, de Marbourg). D'autres fois, la carotide externe a été liée pour permettre plus facilement, et à l'abri de l'hémor-
rhagie, l'enlèvement de tumeurs du crâne ou de la face (Wutzer, 2 cas ; Bush, de Bonn; Scott, de Londres, et Lizars, d'Edimbourg). Pour obtenir la guérison de tumeurs érecliles ou cirsoïdes (Richard, Bertherand, Maisonneuve, Sédillot, Wallace, Bryant, de New-York); 3Iaisonneuve y eut recours neuf fois pour des cancers de la langue.
De ces 25 malades, un seul mourut, et sur ce malade opéré par Maisonneuve en 1849, on avait lié pour arrêter une hémorrhagie survenue le quinzième jour, la carotide primitive.
Bryant, de New- York, lia deux fois les deux carotides externes pour arrêter le développement de cancers de la face, l'une des oialades mourut le onzième jour par une hémorrhagie de la faciale.
On doit espérer que les chirurgiens auront dorénavant recours à la ligature de la carotide externe et non à celle de la carotide primitive, toutes les fois que celte substitution sera possible. Dans beaucoup d'observations on a eu à combattre des hémorrhagies secondaires dues au rétablissement trop facile de la circulation par les thyroïdiennes; aussi croyons-nous qu'il serait prudent de lier séparément celte artère, à une petite distance du tronc de la carotide externe.
Je ne connais que trois cas dans lesquels on ait pratiqué la ligature isolée de la carotide interne, et, dans les trois cas, on lia en même temps la carotide primitive. Les opérés de Gordon Buck et de Wood, de New-York, guérirent, celui de Velpeau mourut. Mayo, après avoir lié la carotide primitive, voulut, pour de nouvelles hémorrhagies, lier la carotide interne, il ne put arriver à la découvrir.
Si l'on voulait pratiquer cette ligature, on suivrait les mêmes préceptes que pour celle de la carotide externe; mais la ligature de la carotide interne, en raison du retour facile du sang par la large voie anastomotique qui lui est ouverte dans le crâne, est une opération qu'on ne saurait conseiller. Son oblitération, au point de vue des accidents cérébraux, serait tout aussi dangereuse que celle de la carotide primitive; cette dernière étant plus facile et plus sûre, il n'y a aucun motif pour ne pas la prér férer.