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III. — Résection des côtes

La portion altérée sera mise à nu, soit par une simple incision droite ou courbe, soit par une incision cruciale, ou enfin en taillant un lambeau quadrilatère à bord supérieur. On divisera ensuite au-dessus et au dessous de la côte les muscles intercostaux qui s'y insèrent, ou plutôt on lâchera de les décoller avec le périoste. Ce décollement sera poursuivi, s'il se peut, à la face interne de la côte, en ménageant à la fois la plèvre et l'artère intercostale. Enfin il ne restera plus qu'à couper la côte, soit avec une scie, soit avec des cisailles.

Ordinairement la plèvre est épaissie au-dessous de la côte malade, et de plus adhérente au feuillet pulmonaire, en sorte que sa lésion même serait insignifiante, et n'ouvrirait pas la cavité pleurale. Richerand en a fait l'excision dans un cas où elle était jugée cancéreuse; l'air se précipita à l'instant dans la poitrine, accident grave qui toutefois n'empêcha pas le malade de guérir.

Le même opérateur se montre fort effrayé de l'hémorrhagie/owdroyante que devait lui donner la section des artères intercostales. Sa résection portait sur la sixième et la septième côte, dans la région du cœur; mais à sa grande surprise, il ne tomba pas une goutte de sang. C'est pousser aussi loin l'exagération dans sa joie que dans sa terreur; mais, au total, le danger de l'hémorrhagie est fort peu de chose. Si l'on suit le trajet des artères intercostales, on voit qu'à partir des articulations costo-vertébrales jusque vers l'angle des côtes et même un peu au delà, chacune d'elles traverse obliquement de bas en haut l'espace intercostal correspondant. Au niveau de l'angle, elle se divise en deux branches, l'une inférieure, petite, qui longe quelque temps le bord supérieur de la côte qui est au-dessous, avant de se perdre

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