RÉSECTIONS ARTICULAIRES DU PÉRONÉ
tion rendra de grands services. Au contraire, sur 8 résections pratiquées dans l'armée américaine, la mort est spécifiée 5 fois; il y a doute sur la guérison des autres, et la conclusion des chirurgiens américains est celle-ci : The results are su fficiently discouraging. Quant aux opérés de Stromeyer et d'Holloway, tous deux eurent une gangrène du pied.
Des faits ultérieurs, empruntés à l'Allemagne elle-même, semblent infirmerl'opinion trop favorable de Langenbeck. Six cas de résection pratiqués dans l'armée allemande en 1870 ont été jusqu'à présent publiés; les résultats méritent d'être cités. Dans le premier, le pied est tourné en dedans, et le malade ne marche qu'avec des béquilles. Dans le second, le pied, atrophié, a pris la position varus équin ; la marche est et paraît devoir être toujours impossible, le blessé ne marche qu'avec deux béquilles. Même résultat chez le troisième opéré; le talon n'arrive qu'à 10 centimètres du sol. Le quatrième, le cinquième et le sixième opérés ont une atrophie de la jambe et ne peuvent marcher qu'à l'aide de béquilles.
Je crois donc pouvoir établir que, pour ce qui concerne les plaies par armes à feu et les fractures compliquées, l'amputation est encore ici préférable à la résection.
Les résultats ne sont pas plus brillants lorsque la résection est faite pour une carie. Sur 37 résections du tibia pour cause pathologique, il y eut eut 22 guérisons, 7 morts, 7 amputations consécutives; dans un cas, les accidents persistaient encore après deux ans. C'est, en résumé, iO insuccès sur 100 opérations.
\IÎI. — Résections articulaires du péroné.
1° Extrémité inférieure. — Moreau fils a enlevé une partie de la malléole externe cariée ; il réussit, seulement avec une ankylose de l'articulation tibio-tarsienne. Elle a été faite un certain nombre de fois soit pour une carie, soit pour permettre le redressement du pied, dans des fractures du péroné vicieusement consolidées.
2'' Extrémité supérieure. — Malgaigne a eu occasion, en 1838, d'enlever le tiers supérieur du péroné pour cause de carie, et il a répété cette opération en 1850 pour une tumeur pulsatile de la tête de l'os. Il avait essayé d'abord de glisser une scie à chaîne sous le péroné pour le couper avant de le désarticuler; mais, trouvant cette manœuvre trop difficile, il saisit l'os avec un davier, et.
l'attirant au dehors, le désarticula sans peine; après quoi, l'ayant dégagé des parties molles, le passage de la scie à chaîne ne fut qu'un jeu. Seulement, il fut impossible de ménager le nerf tibial antérieur qui contourne le col du péroné; de là une paralysie des parties qu'il anime, et la pointe du pied demeura inclinée en bas et en dedans. Son second opéré fut revu au bout de deux ans ; la jambe avait repris de la force, mais la paralysie du nerf coupé n'avait pas diminué.
3° Ablation de Vos tout entier. — Percy dit avoir pratiqué cette opération dans un cas de carie ; je n'en saurais rien dire de plus.