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Omertare des abcès très-profonds

Lorsque la fluctuation demeure obscure, ou qu'on a à ménager des organes importants, on a recours aux procédés suivants.

Premier procédé, — On se sert d'un bistouri convexe, et l'on «livise couche par couche toutes les parties qui recouvrent l'abcès, en s' assurant avec le doigt à chaque incision de la position des or« ganes à éviter, et en essayant de mieux saisir la fluctuation.

Deuxième procédé, — On pratique une première incision à la peau ; puis, avec une sonde cannelée ou le manche d'un scalpel, ou mieux encore avec le doigt, on écarte les tissus, on déchire les brides du lissu cellulaire qui font obstacle à cet écartemeut, et l'on arrive ainsi au foyer purulent, sans employer l'instrument tranchant.

Troisième procédé, — Après avoir incisé couche par couche une ^pai^seur notable des tissus, si l'on n'ose aller plus loin, soit par crainte dî léser certains organes, soit pour attendre que l'abcès soit mieux formé et s'ouvre de lui-même, on s'arrête avant de pénétrer jusqu'au foyer, et l'on remplit la plaie avec de la charpie. Après (uelques jours, l'abcès se fait jour par la plaie, même quand elle n'aurait pas répondu directement à son centre : ce qui s'explique.

d'une part, parce qu*on a diminué en ce point la résistance des parois de Tabcès ; d'autre part, par la propagation jusqu'au foyer puruleol de l'inflammation développée dans la plaie.

Graves (de Dublin) a appliqué ce procédé aux abcès du foie ; j'ai vu Dupuytren y recourir avec succès pour un abcès profond de la cuisse.

m. — Be tumthimem mhmém en partiealier.

1® Abcès du visage, — On les laisse s'ouvrir d'eux-mêmes pour éviter des cicatrices^ ou on les ouvre avec une lancette, s'ils sont trop longs à percer. Ceux qui occupent l'épaisseur de la joue doivent être ouverts par l'intérieur de la bouche.

2* Abcès de la région paroiidienne. — J'attends, pour les ouvrir, que la plus grande partie delà tumeur se résolve dans l'abcès, et je fais une large ouverture. Sans ces deux précautions, les lames aponévrotiques qui abondent dans cette région entretiennent une induration longue, et quelquefois de nombreux clapiers.

3* Abcès de Vaisselle. — Il faut se rappeler la position de l'artère, située à peu près à l'union du tiers antérieur avec le tiers moyen de l'aisselle. Pour éviter tout danger, Velpeau conseille d'élever le bras autant que possible, et de plonger dans l'abcès, de haut en bas, un bistouri droit tenu comme une plume à écrire, de manière à achever l'incision de dedans en dehors. Pour plus de promptitude, je traverse l'abcès de part en part à sa base, et j'achève l'incision en retirant à moi le bistouri.

U^ Abcès de Vaine, bubons, — Ces abcès s'ouvrent avecle bistouri ou la potasse. Seulement j'ai établi en principe de donner à Fincision une direction perpendiculaire au pli de l'aine. Quand on la fait parallèle à ce pli, les lèvres de l'incision demeurent rapprochées, chevauchent l'une sur l'autre, ou se recroquevillent en dedans, et la cicatrice est à la fois plus difforme et plus difficile à obtenir.

ARTICLE III

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