DES FISTULES
On désigne, en général, sous le nom de fistules certains états pathologiques qui ne laissent pas d'être fort différents. Ainsi ce sont d'abord les ulcères fistuleuœ, appelés aussi parfois fistules borgnes
etemes, trajeU étroite qui s'ouvrent h la peau et s'enfonnent plus Il moins profondément dans tes chaires. Viennent ensnite les fistules
FIG. 82. FlG. 83. Fifi. 84.
Fiitslg IwrsDS iatena. FiiliUs boi^e inteme. FiituLa «omplèlr.
ropremenl dites, qui font communiquer la peau avec une cavité luqueuse, ou même deui cavilés muqueuses ensemble; eUes se résentent sous deux formes assez distinctes, selon qu'elles suivent n long trajet, ou qu'elles offrent une perforation direcle. Enfin il a des ouvertures de communication fort larges, avec une perle e snbstanc« nrianifeste et si considérable parfois, que, par exemlie, entre le vagin et la vessie, presque toute la cloison a été déruile. La chirurgie s'en occupe encore sous le nom de fistules, bien ju'elles dussent Ctre plus justement appelées d'un autre nom ; je les téjignerai du moins sous celui de fistules «tw pertes de substance. En eiposaut ici les procédés généraux applicables à l'occlusioD les lislules, je ne' dirai rien du trailemenl préliminaire indispen- ^le dans un grand nombre de cas, et qui doit être dir^é contre certains étals pathologiques qui les entretiennent, cl souvent même lui leur ont donné naissance. Ainsi, qu'un ulcère fistuleux soit eniretenu par quelque nécrose, il ue se fermera pas avant que la né- !tOie soit guérie ; quand une fistule aboutissant à un canal muipieu» est compliquée d'un rétrécissement qui fait obstacle au cours iialurel des matières, il faut avant tout dilater le rétrécissement. Muvent ce traitement préliminaire, en 'ramenant la fistule à l'état simple, a suffi pour en décider la cicatrisation spontanée. Si toutefois elle se montre rebelle, c'est alors que le chirurgien doit inter-
Quriquefois l'orifice trop étroit retient le pus à l'intérieur ; il faut agrandir l'orifice, soit d'nn coup de bistouri, soit à l'aide de
OPËRATIODS GENERALES.
dJlalaals, éponges préparées, tiges de ^ntiane, de lin- ,elc. ;
cela ne suFlit pas, oâ cherche à rapprocher tes parois it . parla compression; ou bien à exciter dans toute leur élendiK rritation favorite, soit à l'aide d'injections iodées, aslriis, ou Dienie caasiiques ; soit en portant jusqu'au fond d* ie emplastique simple ou enduite de quelque pommale ini- ; soit «n cautérisant toute la longueur du trajet aiec un %tM
au feu on un fll de platine chauffé par réleclHcitê. Gn, comme dernière ressource, on fend largement la li$l!ilE
son trajet, et l'on panse la plaie nouvelle à fond lie, afin d'aïoir une cicatrice plate qui se réunisse am tien
de l'incision.
IL — FlaWlea * loof trajet,
:n que le trajet aboutisse ici à une muqueuse, les pnK^
entpeu de ceux qui viennent d'être décrits pour les ulcéra
!ux. Ce sont toujouni :
Le débridement de l'orilice extérieur trop étroit ;
La compression ;
Les injections ;
La cautérisation ;
Enfin laconversiondu trajet fistuleux en une plaie ouverte «i
irante qui se réunira par une cicatrice plate aux bords i-
lion. C'est là notamment le procédé le plus usité pour \ei h-
\ l'anus; seulement, pour diviser la paroi muqui-use ie l*
!, on peut, au lieu de bistouri, employer la ligature, les pi»'''''
*sion, l'écrasement linéaire, etc.
, des mojens précédemment indiqués il n'y en a que deui lissent recevoir quelque application : la compression, presque 1rs inerOcace; la cautérisation, pratiquée en vue de rétrécir fermer l'orilice par le développement du tissu inodulairc, ri aquelle on peut à peine compter pour quelques fistules ton es. Il reste alors la grande ressource de la réuniou par y» '. intention essentiellement liée à l'avivement des bords de lu
r la réunion, les procédr^