‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 56 sur 201 · I. — Ponction de l'hydrocéphale · texte numérisé non relu

I. — Ponction de l'hydrocéphale

Opération fort douteuse^ répétée toutefois assez fréquemment y a une vingtaine d'années. Elle est aujourd'hui beaucoup moins liée.

Le siège de la ponction n*a pas été suffisamment discuté. Gonlest paraît préférer le trajet de la suture frontale, au milieu- àe ispace compris entre Tapophyse crista-galli et la fontanelle antéeure. Russell a choisi Tun des côtés de cette fontanelle même. 9US deux se servent d'un petit trocart : Russell l'enfonce à 13 milnètresde profondeur au plus; Gonquest va à 5 centimètres. IMême îsaccord quant à la quantité du liquide évacué à chaque ponction, insi, sur un enfant de huit mois, Russell tira 90 grammes de sérolé la première fois; 140 grammes un mois après; onze jours )rès 30 grammes; vingt jours après U5 grammes. La tête perdit ) centimètres en circonférence. Gonquest en a tiré jusqu'à 375 "ammes à la fois; il ne dit pas de combien les têtes ont diminué. J'ai eu l'occasion de pratiquer cette opération sur une petite fille î huit mois. L'étude du cerveau chez un hydrocéphale du même ^e et sur des enfants à l'état normal m'avait conduit à préférer la irtie latérale de la suture fronto- pariétale ; c'est là en eflet qu'on it le plus près des ventricules^ et qu'on a le moins de vaisseaux à ser. Je choisis un trocart ordinaire, afin que rien ne gênât l'écoument, et je le plongeai à U centimètres. Après le premier cri iusé par la ponction, l'enfant s'était tue; je retirai 875 grammes ? liquide sans aucun accident qu'une légère pâleur, et quatre jours >rés, le léger malaise qui avait suivi était complètement dissipé. Je > une deuxième ponction d'environ 625 grammes ; les accidents se ssipèrent encore; mais, comme je me disposais à une troisième, survint inopinément des phénomènes cérébraux qui enlevèrent la lalade.

Malgré Ténorme évacuation de liquide et le jeune âge de l'opé- ^j la tète n'avait pas subi la diminution que Russell dit avoir "^servée chez son malade, et une étude attentive des observations "bliées jusqu'ici me fait regarder la sienne comme fort suspecte.

ISi OPËRATII

La lâle de l'hydrocéphale est molle vers le siacipi^, mais di eo grande partie ossiQée à la base et même à la voûle du ciiw; comment veut-on que les membranes qui tiennent la place i' ~ se réiraclent jusqu'à perdre 10 cenliniètres en un seul sens est impossible, Chei ma peiite malade, les pariétaux, déjà en parlle osseux et solides, se rapprochaient bien l'un de l'autre ; mais lu membranes qui les séparaient formaient des plicatures irèspi* fondes, irès-difTormus, et qui paraissaient fort disposées à penislR si l'enfant eût Tècu.

i.es observations de ponction du crine dans l'hydrocéphale dmnique sont assez nombreuses ; mais les observations de succès sisM de guéi'ison sont des plus rares. Conquest (de Londres), en 18!!. a publié dix -neuf faits dont dix suivis de guérison; mais ilr«lt noter que les auteurs anglais actuels ne cilenl guère ses obsemtions. Ce qui paraît résulter des cas publiés, c'est que l'opéndini presque toujours hâté la nioi't des malades. S'il est possible iii mettre que l'on peut par la ponction retarder les progrès ullériM de l'hydrocéphale, et quelquefois obtenir un arrêt définitif, il U aussi reconnaître que le crâne demeure à très-peu près aussi islt mineui qu'auparavant, Dans un cas rapporté par de Grsefe, cosat nanlun enfant de quatre mois, la tète avait un peu plusde&Snt timètres de circonférence avant l'opération; six mois après, lesufii était guéri, dit-on, et la tète mesurée offrait une circonféremuli prés de 51 centimètres, c'est-â-dire exactement plus fbrt« t 13 millimètres qu'avant le traitement.

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