‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 67 sur 201 · PLAIES DES ARTÈRES · texte numérisé non relu

PLAIES DES ARTÈRES

11 a été suffisamment traité ailleurs de Tocclusion des artèm ouvertes à la surface des plaies {Hémostatique chirurgicale^ p. 74;' il reste à examiner les lésions de ces vaisseaux dans l'épaisseur de chairs, à travers une plaie étroite ou large des parties molles. Or elles se présentent dans deux conditions piincipales: tantôt, et surtout dans les plaies larges, Thémorrhagie se fait librement à l'eilfrieur; tantôt elle se fait sous la peau, et détermine un épancll^ ment de sang auquel les chirurgiens ont doimé le nom assez rifr cule à^anévrysme faux primitif.

Dans les deux cas, on peut arrêter temporairement rhéinorrli»' gie ; 1** en comprimant l'artère au-dessus de la plaie ; 2' « comprimant le vaisseau sur la plaie même ; 3" dans certaines cfl^ constances, par la simple position du membre. Ce dernier poi^ veut être exposé avec quelques détails.

Dès 1816, Roux avait signalé la possibilité de comprimer IV tère sous-clavière en rapprochant la clavicule de la première côk; mais je ne sache pas que cette idée ait été mise à exécution. | 4 832, ayant piqué Tarière dans une saignée malheureuse, j'ai si^ pendu rhémorrhagie par la flexion forcée de Tavant-bi* Fleury, Bobillier et Durwell ont réussi de même, dans des c* de plaies de l'artère humérale au pli du coude, de Farlère radiaki de l'arcade palmaire. Bobilier, à son tour, dans un cas de pb^ de la radiale à son passage entre les deux métacarpiens, parvirt

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la comprimer en tenant le pouce rapproché de l'index et fléchi dans la jmunie de la main ; il dit même avoir guéri une plaie de la radiale au-dessus du carpe, à Tendroit oii Ton tftte le pouls, par la flexion permanente de la main sur l'avant-bras. Je me suis assuré aussi qu'une forte flexion du genou arrête les battements dans la pédieuse^ et nécessairement dans toutes les artères de la jambe ; Bons verrons le parti qu'on en a tiré dans quelques anévrysmes poplités. Enfin Vemeuil a fait voir qu'au coude l'extension forcée, en aplatissant l'artère humérale, arrête la circulation dans les luptères de l'avant-bras.

Maintenant, pour obtenir la cure définitive, il faut se rappeler fo'une simple piqûre longitudinale peut très-bien se fermer par un eaillot suivi d'une cicatrice solide, sans oblitération de l'artère. U même résultat s'obtient beaucoup plus difficilement après une piqûre oblique et surtout transversale ; et, pour peu que la lésion occupe le quart de la circonférence du vaisseau, même dans des artères de médiocre volume, on ne saurait l'espérer. La section complète d'une artère est plus favorable à la formation d'un caillot lAlurateur; mais elle ne réussit guère chez l'homme que pour les srtèresles plus petites, et toujours alors le vaisseau demeure oblitéré.

Supposez donc que l'artère ait été piquée en long, ce que l'on Connaît après la saignée, par exemple par la direction dé la piqûre extérieure, le moyen le plus simple consiste à maintenir Tavant-bras fortement fléchi, jusqu'à guérison. Outre cette posi- «on, on peut encore établir sur la plaie même une compression suffisante, à l'aide d'une compresse épaisse que l'on rendra plus ffsislante, si Ton veut, en glissant entre ses plis une petite pièce de monnaie. Quelques-uns veulent que la compresse soit imbibée d'une liqueur styptique; si la plaie extérieure est bien réunie, cette addition est véritablement puérile. Enfin on a proposé d'aider M compression sur la plaie par une autre compression sur le bout *^rieur avec des compresses et un bandage foulé, ce qui peut *lre utile si la pression locale est reconnue insuffisante.

On procède 4e même dans le cas de piqûre transversale trés- •^oite, mais avec d'autant moins de chance que l'on ignore l'éten- ^ de la solution de continuité. Quand celle-ci occupe plus do •pwrl de l'artère, on a conseillé de couper le vaisseau en totalité, conseil utile sans doute, mais rarement applicable^ et seulement *tt cas où l'artère, accessible au bistouri, ne le serait pas à la "gaUire.

l^ ligature est donc la ressource capitale quand Ifcxorapressioit * échoué. Quelquefois on est obligé de la placer fort loin «u-den-

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