‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 71 sur 201 · AnévrjmiBem MKt · texte numérisé non relu

AnévrjmiBem MKt

Les auévrysnies diffus, soit primitifs, c'esl-à-dii-e résullaQl d u

ANÉVRïSMES ARTÉRIOSO-VEIMEUX. ii

ilaie artérielle récente, soi! consécutifs, ou produits par la ruptur

'un anévrysme s^pontané ou (raumat

ueni de l'anévrysme circonscrit, non p

nctères an atomo- pathologiques, mais

incerlitude de la thérapeutique. La lig

irecte ne réussissent que dans des cas

ouvent obligé d'en venir à l'amputatioi

écessilé dans certains cas d'anévrysoip

ans lesquels le sang s'inSItre dans to

urtout lorsque l'apparition de phénc

raindre de voir l'inliammalion s' empan

aanl des caillots diflîciles k évacuer. L

Hissible du point lésé est, dans les cas

>aratt le plus susceptible de donner des |

I ser^t pi-udent d'ouvrir la poche et d'é

III, — AB^Tr^HBke* artéi

Ces anévrysmes présentent un grand lans laquelle il n'y a qu'une dilatation' le la veine, les autres dans lesquelles il t

''10. 133. Fjo. 131.

aoil sur la. veine, soit sur l'artère, soit m- 133, 134, 135, 136, 137, liréesd

m . OPtXATIONS

Toul«s lus métliode» tentées coi

MÉTHODB ANCIENNE. Ouverture du nac. — On commence par metire le sac à nu, i l'aide d'tiae incision sufRsanle ; après quoi ou l'ouvre, et l'on va à la recherche de l'orifice de l'artère, pour lier le vaisseau au-dessus et au-dessous.

Ce procédé est beaucoup j)l us périlleux ici que dans l'anéYrysmt' artériel, attendu que les veines, ouvertes nécessairement avec le SBC, sont exposées à la phlébite.

Deuxième méthode. Ligature. — On a lenté jusqu'ici trois pro-

t" La ligature de l'artère au-dessus de la tumeur. — Ce protHf a d'abord contre lui son inefllcacité presque absolue. A peine cilft-on deux ou trois cas où la guérison a élé obtenue, par Lallemani) et Porta, non encore sansjle graves accidents; mais il doit étiï surtout rejeté à cause de ses dangers. La gangrène s'est monlréf ■ci hors de toute proportion .avec les autres anévrysmes. Sur cisq sigets opérés d'anévrysmes variqueux par la ligature de la fémorale, trois ont succombé â la gangrène du membre, et un est mon d'hémorriiagie. Trois autres, traités par la ligature de l'iliaque eiterne, ont succombé tous les Irois : deux â une hémorrhagie sut' venue le cinquième jour, et le troisième à la gangrène du membre.

2" La double ligature avec (yuoerture du sac. — Elle n'est guère autre chose que la méthode ancienne. Pratiquée plusieurs fois par Roux et d'autres, elle se faisait à l'aide d'une incision qui, metiani à nu l'artère et la tumeur, exposait à ouvrir les veines, et a«nmnlait les dinicultés.

3* Double ligature sans ouverture du sac. — Au lieu de faire une incision sur la tumeur, Malgaigne, te 15 juillet 18.'>0, lia successivement, au travers de deux incisions séparées, l'artère huuifrale au-dessus el au-dessous du sac. 11 n'j eut aucun accident, ei vingt -deux jours après la guérison était complète. Voici comment il décrit son opération :

Le malade couché et préalablement éthérisé, le bras étendu sur le lit, je fis, immédiatement au-dessous de la tumeur, el sur le Irf^et de l'artère, une incision verticale d'environ 2 centimètres el demi. Je divisai la peau d'abord, puis le tissu cellulaire, écartant aw soin la veine médiane basilique, qu'un aide attira en dedans aver u>

ANËVRYSHES ARTËRIOSO-VEINEUS.

crochet mousse ; je divisai l'aponévrose sur la mâine étendue que la peau; puis, guidé l'artère, je la mis à nu et la liai assez profc Je procédai alors â une seconde incision au l'artère fut mise à uii et liée avec les même tins ainsi une guérison radicale.

Norris, de Philadelphie, paraît avoir pratti en 18£i2, mais l'existence d'une collatérale e ayant amené une récidive le neuvième joi après, ouvrit le sac. Le malade guérit.

Il est impartant de cotnmeDcer par lier d'être toujours dirigé, dans la seconde ligatt lie l'artère. L'opération est bien un peu délii el c'est à peine s'il y a quelques goutles de

Dupuytren avait proposé de lier l'artère e Rficore appliqué, et qui laisse craindre la pi

Troisième méthode. Compression sw loth sion n'a pas plus d'inconvénients ici que dai riels. En général, elle a d'abord pour effet de la veine, ce qui suffît pour la guérison de proprement dit; sinon, la tumeur est du mo lion de l'anévrysme purement artériel, et manière que celui-ci.

Guattani, en 1771 , avait guéri son malad riqueux s'était transformé en varice anévryi (ie la tumeur.

Nélaton obtint par la compression quatn ludes furent guéris par la compression direct guérit l'anévrysme devenu seulement arléri rtiumérale; chez le quatrième, la guériso compression digitale de l'humérale.

Brown (de Dublin], en 1836, avait égalei pression directe un anévrysme du pli du jours,

Richet fut moins heureux en 1869, bien pression directe la compression à distance. Richet eut recours à l'ouverture par la met lade mourut d'infecUon purulente.

U° Compression directe sur In tumeur el Vanzetti eut l'idée heureuse d'appliquer pression digitale indirecte sur l'artère el la

ranévrysme ; il a dû à cette méthode de remarquables succès qu'il communiqua à la Société de chirurgie.

QuATRiÈMB MÉTHODE. Formation directe de caillots, — 11 est trop évident que l'acupuncture, la malaxation, n'offriraient aucune chance de succès. Voillemier a essayé une fois le galvanisme ; les caillots formés n'ont pas tardé à se dissoudre. Joberl a mieux réussi avec Tinjection de perchlorure de fer, mais Léger et Chabrier ont amené la mortification de la main et d'une partie de l'avant-bras.

A mon avis, la cure des anévrysmes artérioso-veineux ne peut être tentée que par deux moyens : la compression sur la tumeur, aidée parla compression de Tarière, et si cela ne suffit pas, la double ligature pratiquée par le procédé de Malgaigne.

Mais il ne faut pas oublier que les anévrysmes artérioso-veineux se distinguent des anévrysmes artériels par leur bénignité relative. Sur huit exemples connus de communication traumatique entre la carotide et la jugulaire interne, six fois il n'en est résulté pour les malades qu'un peu de gêne. 11 ne faut donc intervenir par uiie opération que dans les cas oii la maladie, continuant ses progrès, met en péril la vie du malade, ou, comme pour l'humérale au pli du coude, les fonctions du membre.

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