‹ Manuel de minéralogieChapitre 111 sur 159 · FELDSPATHS DU CINQUIÈME SYSTÈME CRISTALLIN · texte numérisé non relu

FELDSPATHS DU CINQUIÈME SYSTÈME CRISTALLIN

ORTHOSE, Feldspath,; Werner et Haüy. Felspar, Angl.

stein; Hausmann,

Orthoclase, Prisme rhomboïdal oblique de 118° 48.

Angle plan de la base — 113°15'30”.

Angle plan des faces latérales — 104°0'46/ (1).

ANGLES CALCULÉS

mm 118248 mhi 149024" *m g1 120°36/ hi gi 90° mg? 150°0’ gg? 15036"

po 138°59 poi5 42701!

pht ant, 116°7/ pa? adj. 146°7/ a%2}h1 adj. 97°46' pa adj. 129°40" #ai 1 adj. 414°13/ pañl* adj. 116°32/ a hi adj. 127°21/ pai2 adj. 99°37/ a12 h1 adj. 444016 ph post. 6353’

pe32 A61°36/ gie3® 108924?

pei? 13503!

get? 13457 pet5 108°28’ gel 161°32/

(1) Les dimensions de la forme primitive ont été calculées d'après les données de

Kupffer.

ER

ANGLES CALCULÉS

pd12 146030" pm ant. 11216

112°22! obs. Hessemh,

pb1 adj. 450°52’ pb1? adj. 124°42/ pb1# adj. 9303’ pm post, 67°44

pè adj. 12449’ pu adj. 95°51”

pg? ant. 102°29/ ps adj. 110°32/ pg? post. 71°31/ sg? adj. 14659”

pæ 124950" 124040! obs, Dx.

g'à A30°50" got? 90°

Go12 439010

gd12 10740" gi bi 105°32/

gs A4G°41"

AL

Orthotomer Feldspath; Mobs.

ANGLES CALCULÉS

gib12 11653" g'at 90° b12p12 126014!

g'æx 93°6"

glo 142024" g'b1l# 12300’ g'at2 90°

ol2m ant, 142°28/ o12 d12 A5804t/ o12e12 422047" d12 e12 143032’ e12s 4460597 e12y 129°42' o12m post. 37°32/ el2m post. 95015’ sm post. 128°16" vm post. 44693

bin ant. 98048 aim ant. 69°19/ 69°3’ obs. Hessemb.

alm post. 410°%1’ bai A50°31”

æm adj. 116°22’

Feld-

sur al

(nr 1)

ANGLES CALCULÉS

5m adj. 158°53/ el?m ant. 428053!

b12m ant. 85°8’ at2m ant. 4541” Sat? 66248! sur e1/2 8ai® adj. 413212

b12a12 adj. 140°32/

e12 q2? ant. 14043 b1 9? ant. 404°3’

ANGLES CALGULÉS.

b12 4? post. 425°0' v g? post. 158°58’

a2b12 adj. 148048

a%2v 11450! sur 61/2

b12 4? ant. 102°22/ a q? ant, 72040?

b12 q3l# adj, 450°18’ as q? post. 407°20’ b1# 4? post. 143°58' a34b1l adj. 443029’

ANGLES CALGULÉS,

a12 4? ant. 66031!

e1l6 g1l2 9309! sur s sat? adj. 148024’

am post. 9641” al m post. 121029’ eÿ2m ant. 121024!

e1l6m ant. 1274’ 012 2 ant. 116°54' ai g? post. 101°37 za? 154°33!

a? 42 ant. 8612’ e12 432 195059’ sur dt bta3l2 16208"

- aÿ2 2 post. 93°48"

45523’ obs. Dx.

mb? 455046 455042! obs. Dx.

e16 42 ant. 153°29/ s g? ant, 128°7

el2a12 96047! sur b12 |

s —(b12d16 gt) = (b19 11 RU9) = Guy

Combinaisons de formes nombreuses et d’aspects très-variés : m p,rare;ma!, plus fréquente; mp at, assez habituelle aux cristaux d'adulaire; mg'pat; mg'pa?; mgtpa'a®?; mhgg'pata® e'/2 (RICE fig. 147 pl. XXV; m gp a a? (D mg? gp a?/?2 a! a? BAPE mgipo®ate "2422; mggipot5 a’? at, du Saint-Gothard, ohservée par M. Hessemberg; mgg'pat?b?x, fig. 151 et 151 bis pl. XXVI, etc., ete. La face x, que j'ai déterminée sur un cristal maclé d’adulaire du Saint-Gothard, n'avait pas encore été citée. Les faces m, 9°, g!, sont striées parallèlement à leur intersection mutuelle. Les faces 4? sont souvent ternes et recouvertes d’un léger enduit de ripidolite écailleuse. La face k!', qui se rencontre assez fréquemment sur quelques cristaux de l’île d'Elbe. est fort rare dans les autres localités. Les cristaux sont plus ou moins allongés, tantôt dans le sens de l'axe vertical, comme fig. 147, tantôt suivant la diagonale inclinée de la base; ce second allongement est quelquefois trèsconsidérable dans des cristaux simples, composés des faces m g° p a*”*, et qui ont alors l’aspect d’un prisme quadrangulaire à sommets trièdres. Macles. 4° Plan de jonction parallèle et axe d’hémitropie perpendiculaire à p, fig. 448 pl. XXV. J'ai observé dans les granites du cap Enfola à l’île d'Elbe, des groupements réguliers composés d’une macle de cette espèce et d'un cristal simple, semblables à la fig. 149. Ces groupements sont formés par lapplication d’une face A! de la macle contre une face a! du cristal simple; les faces p des deux individus composants sont exaCtement parallèles, car la somme des angles p h' et a° h! est précisément égale à 360° moins p a!. Des cristaux simples du Saint-Gothard, de Viesch en Valais et de Pfitsch en Tyrol, offrant la combinaison mpa', se

réunissent aussi par deux ou par quatre en se traversant quelquefois complétement pour composer un groupe en forme de rose; les faces p, parallèlement auxquelles a lieu le contact de deux individus opposés, sont alors placées à l'extérieur du groupe; les faces a! qui se trouvent à l'intérieur font entre elles un angle

sortant de 400°40' ef les arêtes un angle rentrant de 127°467. 2° Plan d'assemblage parallèle à g' et axe de révolution parallèle à l’arête + fig. 150; les deux individus qui composent cette macle

se pénètrent plus ou moins profondément et les faces homologues de leurs sommets sont placées dans des positions inverses : les deux faces p et +1 opposées font entre elles un angle de 127° 46. 3° Plan d'assemblage parallèle et axe de révolution normal à g!. Ce mode d'assemblage semblable à celui qui est si fréquent dans l’albite ne peut plus se manifester ici par des angles rentrants ou sortants sur les faces de la zone p h! a, puisque toutes ces faces sont perpendidiculaires à g!; son existence n'est rendue probable que par des.

sutures parallèles à l'arète P qui se voient sur la base de certains cristaux. 4° Plan d'assemblage parallèle et axe de révolution normal à e/?, fig. 151 et 151 bis pl. XXVI. L'angle p el”? ne différant de 135° que de 3, les angles p 4 et g!' ,5 sont à 6' près égaux à 90°; la macle offre donc toute l'apparence d’un prisme rectangulaire à sommets dissymétriques. On rencontre souvent, dans les cristaux d’adulaire du Saint-Gothard, divers enchevètrements plus ou moins complexes : un des plus simples et des plus habituels a licu entre une macle de la quatrième espèce, et deux cristaux simples opposés base à base; le contact a lieu par les faces m, de telle facon que l'une des bases p de Ja macle est parallèle aux faces g! des deux individus simples et que la face p de l’un d’eux coïncide avec la seconde base de la macle, tandis que les deux faces g! de la macle sont, l’une dans le plan de la face p, l’autre dans le plan de la face g! du second cristal simple. Clivage facile et parfait suivant p, moins facile et quelquefois interrompu suivant g', très-difcile suivant m. J'ai constaté que ce dernier clivage qui manque complétement dans certains échantillons, ne peut être obtenu dans d’autres que suivant une des faces m; cest surtout sur des orthoses laminaires de la Vilate près Chanteloube et de Marcognat près Saint-Yrieix, Haute-Vienne, d'Arendal en Norwège et de Newcastle en Delaware, que j'ai pu le produire à peu près avec la même netteté dans les deux directions exigées par la symétrie. La belle variété connue sous le nom de pierre de lune offre un plan de séparation facile et assez uni suivant lequel paraît avoir lieu le reflet n#cré maximum; son inclinaison sur la base n’est pas tout à fait constante, car je l'ai trouvée de 111°20’ sur quelques fragments, et de 115 à 116° sur d’autres fragments; peut-être n’y a-t-il là qu'une tendance au clivage, produite dans une direction voisine

de }', par un commencement de décomposition. Cassure conchoïdale ou inégale. Transparent ou translucide. Propriétés optiques biréfringentes tres-remarquables. Le plan des axes optiques es

tantôt parallèle à la diagonale horizontale de la base, tantôt parallèle au plan de symétrie. La bissectrice aiguë reste toujours négative et conserve sa position normale à la diagonale horizontale. Pour la pierre de lune et l’adulaire du Saint-Gothard dans ses parties les plus transparentes, les axes optiques sont orientés suivant la première direction, mais ils le sont quelquefois suivant la seconde dans les plages blanchâtres et semi-transparentes que présentent à peu près toutes les lames d’adulaire. Des fragments de cristaux d’un éclat très-vitreux, d’une limpidité souvent parfaite, qu’on rencontre en abondance à Wehr et à Rockeskyll dans l’Eifel, présentent tantôt l’une, tantôt l’autre orientation. Dans le premier cas, la dispersion horizontale est très-nettement accusée, tandis que dans le second, la dispersion inclinée ne produit sur la forme ou les couleurs des hyperboles aucune dissymétrie appréciable. D’après Angstrôm, le . plan des axes (moyens) dans l’adulaire fait à 18° C. un angle de 85°54' avec une normale à p et un angle de 22°1’ avec une normale à h! antérieure; leur bissectrice fait un angle 4°6' avec la diagonale

inclinée et un angle de 412°1' avec l’arête À 22° C. j’ai trouvé ces

angles respectivement égaux à 5°18' et 410°49’ pour la bissectrice des axes rouges, à 5°44' et 110°23' pour la bissectrice des axes bleus, dans un adulaire limpide du Saint-Gothard ; les deux plans parallèles à la diagonale horizontale, qui contiennent les axes rouges et les axes bleus de cet adulaire, sont donc inclinés l’un sur l’autre d'environ 0°26. Dans un échantillon de Wehr qui à 22° C. avait ses axes rouges réunis et ses axes bleus ouverts dans un plan parallèle à g!, j'ai obtenu 417 et 114°50’ pour la bissectrice des axes rouges, 445" et 111°22’ pour la bissectrice des axes bleus : l'écart des bissectrices extrèmes rouge et bleue était donc de 0°28’; M. Heusser l’a estimé à 0°51’ dans un échantillon de Rockeskyll. L'écartement des axes optiques est essentiellement variable dans les différentes plages de l’adulaire du Saint-Gothard et il ne paraît constant, pour une même plaque, que dans les parties les plus transparentes de cette variété, dans la pierre de lune et dans l’orthose vitreux de Wehr; mais cette constance est en relation intime avec la température, et une modification de l’une entraine immédiatement une modification correspondante de l’autre. Une élévation de température rapproche les axes situés dans un plan parallèle à la diagonale horizontale et écarte ceux qui sont situés dans un plan parallèle à g'. Si les premiers ne font pas entre eux, à la température ambiante, un angle de plus de 20 à 30°, il suffit d’échauffer légèrement la plaque pour les voirse réunir d’abord, puis passer dans un plan normal à celui qui les contenait primitivement. Un abaissement de température produit naturellement des effets inverses. Des observations récentes m'ont fait voir que tant que la température à laquelle l'orthose est

soumis ne dépasse pas 400 ou 500 degrés, les modifications optiques qu'il éprouve sont purement temporaires comme celles de la Glaubérite et du gypse, mais que si on le caleine au rouge, entre 600 et 4000 degrés, ces modifications deviennent permanentes et d'autant plus prononcées que l’action du feu a été plus énergique. On peut d’ailleurs les amplifier en augmentant la température et la durée de la calcination, tandis qu’elles ne sont pas influencées par la vitesse ou la lenteur du refroidissement, et qu'une fois produites, rien ne paraît capable de les détruire ni même de les atténuer; il ne semble donc pas possible de les attribuer à des effets de trempe ou de recuit. Les échantillons ainsi modifiés sont encore susceptibles d’éprouver des variations temporaires dans l’écartement de leurs axes, mais ces variations ont nécessairement lieu entre des limites plus restreintes que celles des échantillons qui n’ont pas été chauffés au rouge, Les angles dièdres mesurés sur plusieurs plaques, avant et après calcination, ont toujours été trouvés les mêmes à une ou deux minutes près, ce qui permet de croire que s’il se produit un déplacement des axes cristallographiques, ce déplacement est très-peu considérable. La dispersion des axes optiques est beaucoup plus forte dans l’orthose vitreux de Wehr que dans l’adulaire du Saint- Gothard ou la pierre de lune; mais on a toujours p > v pour les axes situés dans un plan parallèle à la diagonale horizontale et oe<v pour ceux qui se trouvent dans le plan parallèle à g!. Les phénomènes optiques sont du même ordre dans toutes les variétés d'orthose que j'ai examinées, mais c’est surtout dans les échantillons vitreux de Wehr, dont les axes sont généralement peu écartés et qui conservent toute leur transparence même après avoir été calcinés presque jusqu’à leur point de fusion, que ces phénomènes peuvent être constatés avec le plus de facilité et de précision. Voici les principaux résultats numériques auxquels je suis parvenu, ainsi que ceux de M. Heusser.

1°" Echantillon limpide d’adulaire du Saint-Gothard, à axes écartés dans un plan parallèle à la diagonale horizontale :

a—1,5260 G—1,5237 yÿy—1,5190 ray. jaunes, à 18° centig. Ontire de là :

2V—69°43 2E—121°6; j'ai trouvé : 2E — 120°22' ray. rou- * ges; 42012’ ray. jaunes; 4118°37' ray. bleus.

2° Echantillon limpide d’adulaire; plage à axes écartés, situés dans un plan parallèle à la diagonale horizontale :

2—1,5243 G—1,5223 y—4,5181 ray. jaunes, à 18°C.

Ces nombres donnent : 2V—69°1" 2E—14119°41'; j'ai trouvé: 2E —120°42’ ray. rouges, 419°46' ray. jaunes; 118°18’ ray. bleus.

Même échaniillon; PISE à axes moins écartés, situés dans le même plan:

B—1,5225 ray. jaunes; 2E—71°26"ray. rouges; "70°46’ ray. bleus.

M. Heusser a obtenu pour l’adulaire du Saint-Gothard :

2E — 12305 1" plaque; 144°47' 2% plaque; ray. rouges; 122°2' » 14214) » ray. bleus.

La pierre de lune de Ceylan a ses axes orientés comme l’adu-

laire transparent du Saint-Gothard et écartés de 120 à 121° pour la lumière blanche.

Echantillon limpide d'orthose vitreux de Wehr, à 18° C. Plan des axes rouges parallèle à la diagonale horizontale :aæ—1,5240 $—1,5239 y—1,5170 ray. rouges; ontire de là : . 2V—13°34 2E—920°45'; j'ai obsérvé 2E—147°

Plan des axes bleus parallèle à 9! et perpendiculaire au plan des axes rouges.

a—1,5356 B—1,5355 y—1,5265 ray. bleus; on tire de la : 2N—11°51 2E—181£%:t j'ai observé 2E—11e

L'un des deux prismes qui ont servi à la détermination des trois indices a fourni, sur une même arête réfringente, l'indice maximum pour les rayons rouges et l’indice moyen pour les rayons bleus.

Une plaque du même échantillon, soumise sur le goniomètre du microscope polarisant, à un courant d'air chaud dont la température était indiquée approximativement par deux thermomètres placés, l’un en avant, l’autre en arrière du microscope, a donné en moyenne pour ses modifications temporaires :

Heanement Température Axes rouges; Axes rouges; due en degrés plan parallèle Température. plan parallèle Température, centigrades. à g1. à gl.

16° axes roug.; TEE 45° AD ae 82° plan parallèle 40°30".. 6° DH ÉMPSTS 90° à la diagonale Aie 480 28 93° horizontale. 18°,7 ARE 50° 30P5Fe 400° 19° à 13° axes 1320 53° SOLE 405°,5 bleus; plan pa- AO 56° 3304 420° rallèle à g1. NO 58° JE te 425° — ASE 60° DODPAES 1980 Axes rouges; SAUCES RUE 63°,5 37°. 432°,5 plan parallèle PFÉRE 70° 38° 30". 442° à gi. 93, .. 72,5 39°", A DEEE NT ME 20, DES 159 UEON SES 450°

CERN NES PLIS 80° go... 455°

Axes rouges; Axes rouges; Axes rouges;

plan parallèle Température. plan parallèle Température. plan parallèle Température. à gi. à g1. à gl.

LEE 462°,5 PEN 225° 58°30/.. 290° 43°... A70° GHIOEPE 228° 58°40'.. 290° BheSen sn 178 san RM enre 590415". 295° + CS 5330. 2400 60e... 302° A pue 85e, ,, 250 60°30.. 306 &6°30’.. 9040 AGREE 260° GO OES 312° ET, .. 207e 57°30/.. 270° 61025/.. 315°,5 &7°15".. 210° 57045". 275° Gao ue 319° &8°15".. 2420 SEP 275° 63045. . 329° ED 215° 58045'.. 279°,5 (ADSL 3420,5

Si l’on néglige quelques irrégularités provenant sans doute de la difficulté d'observer à la fois les deux thermomètres et le goniomètre du microscope, on voit, d’après le tableau précédent, que l’écartement des axes optiques va toujours en augmentant avec la température et que l’augmentation, beaucoup plus rapide de 42° à 142° que de 142° à 342°, ne paraît avoir d'autre limite que celle où l'observation devient impossible.

L’orthose vitreux de Rockeskyll a fourni à M. RUE (à une température qui n’a pas été indiquée) :

2E—242°16 6—1,52386 ray. rouges:

&1° 3 1,52673 ray. jaunes; JOAi 1,52979 ray. verts; 35° 50" 1,53488 ray. bleus;

pour une plaque ayant ses axes optiques orientés dans un plan parallèle à la diagonale horizontale.

2E—28°48 ray. rouges; 30°46" ray. jaunes; 33°26° ray. verts; 36°14 ray. bleus;

pour une plaque ayant ses axes dans un plan parallèle à 91. Modifications permanentes, 4"< Plaque d’orthose de Wehr, donnant à 43° C. avant calcination :

2E—13° axes rouges, plan parallèle à la diagonale horizontale; 17° axes bleus, plan parallèle à gt,

Après calcination de 4 heure sur une lampe à alcool ordinaire : 2E— 10° axes rouges, plan parallèle à la diagonale horizontale: 21° axes bleus, plan parallèle à g!; à 13°C.

Après calcination de & heures sur une lampe à gaz d'éclairage, vers 600° et refroidissement lent de 4 heures :

2E—24° axes rouges, plan parallèle à g'; 30° axes bleus, plan parallèle à g!; à 13° C.

Après une nouvelle calcination de 7 heures sur la lampe à gaz vers 600°, et refroidissement brusque :

2E — 25°30" axes rouges, plan parallèle à gt; 32°30’ axes bleus, plan parallèle à gt; à 159,5 C. 2 Plaque de Wehr, donnant avant calcination, à 13° C.:

2E—92%2 axes rouges, 11°30’ axes bleus, plan parallèle à la diagonale horizontale.

Après une calcination de 8 heures, vers 600° sur une lampe à gaz

etrefroidissement brusque :

2E—14° axes rouges, plan parallèle à g*; | 24°30' axes bleus, plan parallèle à g'; à15°,5 C.

Après une exposition de 8 jours, dont 36 heures de caleinätion vers 800° et 6 jours de refroidissement, dans un four de Sèvres cui- Sant au dégourdi :

2E = 37° axes rouges, plan parallèle à g'; 49° axes bleus, plan parallèle à g'; à 190,5 C,

3° Plaque de Wehr très-épaisse, donnant avant calcination, à

42° C.: 2E — 95° axes rouges, 47° axes bleus ,.plan parallèle à la diagonale horizontale.

Après 1 heure de calcination sur la lampe à gaz, aucun changement.

Après 5 minutes de calcination sur un chalumeau à gaz (4), vers 900° et refroidissement brusque :

2E = 3330" axes rouges, 38° axes bleus, plan parallèle à g!; a 1310

Après huit jours d'exposition dans un four de Sèvres cuisant au dégourdi :

2E = 43° axes rouges, 48° envir. axes bleus, plan parallèle à g'; à 19°,5 C.

4° Echantillon de Wehr débité en trois plaques donnant ; avant calcination, à 13° C. :

8E — 17°30' ax. rouges, 27° ax: bleus; plan parallèle à gi.

La première plaque, chauffée pendant Sept heures au rotge faiblé sur une latnpe à gaz et refroidie brusquetheht a donné :

À .() Ce chäluineau à gaz était le chalumeau organisé par M: H. Sainte-Claire Deville au laboratoire de l'École Normale et qui consiste en une tuyère effilée dirigeant un courant d'air sur une flamme de gaz d'éclairage.

ORTHOSE. 539 2E — 2i° axes rouges, 29° axes bleus, plan parallèle à g'; à 13°C.

Après une calcination d'un quart d'heure sur un chalumeau à gaz, au rouge vif (fusion du cuivre) et refroidissement brusque, l'écartement est devenu :

2E — 45°30/ axes rouges, 49° 30/ axes bleus, plan parallèle à g'; 245C.

La seconde plaque exposée à Sèvres pendant huit jours dans un four chauffant au dégourdi, et refroïdie très-lentement, a donné :

2E = 46° axes rouges, 52° axes bleus, plan parallèle à g!; à 19°,5 C.

Après une nouvelle exposition de huit jours dans un four cuisant au grand. feu et un refroidissement très-lent, on a obtenu :

2E = 48°30' axes rouges, 53° 30’ axes bleus; à 18° C.

La troisième plaque mise à Sèvres au grand feu, en même temp que la précédente, a donné :

2E — 48° axes rouges, 53° axes bleus, plan parallèle à g'; à 20° C

Plusieurs plaques d’adulaire du Saint-Gothard calcinées au rouge faible sur une lampe à gaz, n’ont éprouvé aucun changement dans l’écartement de leurs axes.

Une plaque d’adulaire donnant avant calcination, à 16°,5 C. 2E — 108° axes rouges, a été calcinée pendant un quart d'heure au rouge vif (fusion de l'argent) sur un chalumeau à gaz; elle est devenue laiteuse et translucide par places et l’écartement de ses axes à 18° C. n’est plus que de 102°25/

Une autre plaque d’adulaire dans laquelle 2E — 111623" pour les axes rouges, à 20° C. ayant calcination, a donné après une demiheure de calcination au rouge vif sur le chalumeau à gaz, 2E — 90° 27’ ax, rouges, à 16° C. De les fours de Sèvres; lä teinte laiteuse augmente, la translucidité diminue et l’écarteinent des axes ne peut plus être apprécié bien exactement.

Une plaque de pierre de lune de Ceylan dañs laquellé l'ecartement des axes rouges était de 124°15' avant cälcination, à 45°,5 C., a perdu son reflet chatoyant et pris une teinte laiteuse après une exposition d'un quart d'heure sur le chalumeau à gaz (fusion de l'argent), et à 18° C. cet écartement est devenu 117°31"

Le feldspath vitreux (sanidine) qu'on trouve en grands cristaux dans les trachytes du Drachenfels sur les bords du Rhin et dans ceux du Mont Dore en Auvergne, possède des axes optiques généralement peu écartés et situés dans un plan parallèle à la diagonale horizontale; une simple calcination au rouge faible le transforme en une masse grise, opaque, parsemée de quelques points transparents, sur laquelle il est impossible d'étudier l’action d'une température un peu élevée.

Eclat vitreux; nacré sur p. Incolore; blanc passant au gris; rose - de chair; rougeâtre; brunâtre; jaunâtre; vert sombre (orthose de Bodenmais); vert de gris (pierre des amazones). Certains cristaux d’adulaire du Saint-Gothard présentent des reflets nacrés dans une direction voisine de ht. Ces reflets sont très-développés dans la pierre de lune (Moonstone) de Ceylan qui, taillée en cabochon, fournit à la joaillerie, des pierres assez estimées. Poussière d’un blanc grisâtre. La variété vitreuse des trachytes et celle de la Somma sont très-fragiles; l’adulaire et les variétés translucides le sont beaucoup moins. Dur.—6. Dens. = 2,53 à 2,59.

. Au rouge blanc, l’orthose transparent de Wehr ne change pas d'aspect et ne perd pas de son poids; il se fendille seulement un peu, parallèlement à g'. L’adulaire du Saint-Gothard ne diminue pas non plus de poids, mais les parties les plus transparentes et à axes trèsécartés restent seules à peu près inaltérées, tandis que les plages à axes rapprochés, dont la transparence est déjà troublée par l’enchevêtrement de lames intérieures visibles dans la lumière polarisée, deviennent laiteuses et faiblement translucides. Dans le matras, la pierre des amazones dégage un peu d'humidité, se décolore et prend une teinte d’un blanc laiteux. Au chalumeau, les diverses variétés fondent difficilement en un verre bulleux semi-transparent. Inattaquable par les acides.

K, Al, Si : Silice 64,62 Alumine 48,49 Potasse 16,89: une faible proportion de potasse est presque constamment remplacée par de la soude et par de très-petites quantités de chaux et de magnésie.

Analyses de l'orthose: a, du Saint-Gothard(adulaire), par Awdejew; b, de Ja mine Valenciana au Mexique (valencianite), par Plattner; c, rougeàtre, en cristaux régulièrement groupes par les faces du prisme sur des cristaux d’albite, de Schwarzbach en Silésie, par Awdejew; d, de la Dorothenaue près Karlsbad, par Klaproth; e, cristallisé, blanc grisâtre, d’Alabaschka dans l’Oural, par Moss; f, vert (pierre des amazones), de Sibérie; g, de Baveno au lac Majeur, toutes deux par Abich; L, du Brésil, par de Hauer.

a b c d e Î g h Silice 65,75 66,82 67,20 64,50 65,91 63,32 63,72 63,8k Alumine 18,28 17,58 20,03 19,75 20,93 17,89 18,57 49,2% Oxyde ferrique traces 0,09 0,18 14,75 » etCu0,30 » » Potasse 14,17 1880 8,85 11,50 10,18 13,05 14,02 42,66 Soude 14 » B,06 » 3,50 2,81 1,25 2,48 Chaux DAS 0,21 traces 0,14 0,10 0,3% Ok Magnésie » » 0,31 » D + 0/09 O0 DES Perte au feu » » » » » Mn 0,19 » 0,35

Densité : » » » » » » 2,555 nn

Analyses de l’orthose : à, blanc ou blanc grisätre, de la protogine de Chamouni, par Delesse; 7, du gneiss du Fürstenstollen près Freiberg, par Kersten; k, rougeâtre, de la syénite du ballon de Servance dans les Vosges, par Delesse;, /, gris jaunâtre ou blanchâtre (Loxoclase), de Hammond, Etat de New-York, par Plattner; m, dEast Breadford en Pennsylvanie (chesterlite), par Smith et Brush; x, de Bathurst près Perth en Canada (perthite}, par Hunt; o, vitreux (sanidine), du trachyte du Mont Dore en Auvergne, par Berthier, p, vitreux, du conglomérat trachytique du Langenberg dans le Siebengebirge, par G. Bischof.

è ÿ k l m ñ 0 p Silice 66,48 65,52 64,26 63,50 65,17 66,44 66,1 66,33 Alumine 19,06 17,61 49,27 20,2% 17,70 18,35 19,8 19,02 Soude 2307 ATOM 2:88. 2876000066 1,1 51560 ANS TAUER Magnésie > » 0,77 » 0,25 0,24 2,0 »

Perte au feu » » 0,40 4,23 0,65 0,40 » »

ms cé + ee — ——,

98,99 99,55 99,36 400,70 100,33 99,03 98,5 99,97 Densité : » D 2,554 92,615 np 2,576à2,579 »

Analyses du feldspath vitreux : g, du pied du Drachenfels, par Lewinstein; des sables volcaniques de Rockeskyll dans l’Eifel, 7, par Bothe, s (cristal isolé), par G. Rose, £, en petits cristaux bruns, par Lewinstein ; #, de l'Epomeo à Ischia, par Abich; v, de la lave de Vico, entre Lecco et Forio à Ischia, par G. Bischof; æ, du Vésuve, par G. Rose; x, d’une phonolite de Kostenblatt, par Heffter et Joy.

q T $ t u U W TZ Silice 65,39 65,84 66,30 66,50 66,73 67,09 65,52 65,36 Alumine 46,45 17,61 48,81 46,69 47,56 18,88 19,14 49,41 Oxyde ferrique 4,58 0,74 trace 1,36 0,84 4,25 » 0,43 Potasse 12,84 14,39 17,89 8,44 8,21. "1,58 } 1&. TE 9,32 Soude 206, 118 461 29304107 4:590)a 200 VOD6 Chaux 0,97 O018 4,50 0,35 41,23 0,35 0,60 0,85 Magnésie 0,93 0,06 075 4,43 41,20 0,03 » 0,87

400,40 400,00 99,86 99,70 99,90 99,77 400,00 400,00 Densité : 2,60 » 2,576 » » » » »

Analyses : de la pierre de lune de Ceylan, y, cristallisée, fragile, translucide, z, d’un blanc de lait et friable, par Brongniart et Malaguti; de l’orthose (Mikroklin), «, chatoyant, de Fredrikswärn en Norwège, par Gmelin;f6, chatoyant, de la syénite zirconienne de Norwège (masses lamellaires enveloppant la Bergmannite), par Scheerer; y, d'Arendal, par Schulz; à, vert, de Kangerdluarsuk au

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