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ne l’a fait jusqu'ici, où s'arrêtent les rapports simples et où commencent les rapports compliqués. J'ai, autant que possible, ex-. trait les incidences observées des mémoires originaux où elles ont été données; les principales sources où j'ai puisé les matériaux dont je me suis servi sont : l’ancienne « /ntroduction to Mineralogy,» de W. Phillips, éditions de 1823 et de 1837; le «Preisschrift über genaue Messung der Winkel an Krystallen, » de Kupffer; l’ouvrage de MM. Brooke et Miller; les « Materialen. zur Mineralogie Russlands, » de M. de Kokscharow; les « Mineralogische Notizen,» de M. Hessemberg; les diverses monographies publiées par MM. Lévy, Naumann, G. Rose, Tamnau, ZLippe, Schrôder, Schabus, Scacchi, Marignac, Q. Sella, Dauber, Schrauff, et par moi-même (1), et des communications inédites que je dois à MM. Miller, Marignac, Greg et Friedel. J'ai refait tous les calculs relatifs à chaque substance décrite dans mon Manuel, afin de pouvoir répondre des nombres qui y sont contenus, et j'ai indiqué par un astérisque * les angles qui m'ont servi de base. Pour faciliter les recherches, j'ai disposé toutes les incidences par zones successives, en comprenant sous un même crochet les faces d’une même zone, et les rangeant ioujours suivant le même ordre. La première zone est celle dont l’axe est vertical; puis viennent celles dont les axes sont respectivement parallèles aux deux diagonales et aux arêtes de la base de la forme primitive; puis toutes les zones transversales dont la base fait partie, en s’avançant du plan de la grande diagonale vers le plan de la petite diagonale dans les prismes rhomboïdaux droits, ou du plan de la diagonale horizontale vers le plan de la diagonale inclinée dans les prismes obliques; puis celles qui comprennent chacun de ces deux plans diagonaux; celles qui comprennent les faces latérales de la forme primitive, et enfin toutes celles dans lesquelles se trouvent les divers prismes verticaux, les biseaux placés sur lés
(1) Le grand nombre de formes que présente le quartz m'a engagé à ne rapporter que les angles calculés de ce minéral, les incidences et les symboles de chacune de ses faces ayant été l'objet d’une discussion spéciale dans mon « Mémoire Sur la cristallisation et la structure intérieure du quartz » inséré au tome XV des Mémoires des Savants étrangers.
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angles antérieurs et sur les angles latéraux, et les octaèdres situés sur les arêtes de la base. Pour les cinquante-six espèces minérales qui présentent le plus grand nombre de modifications, j'ai mis en regard du tableau des incidences une projection sphérique tracée d’après la méthode de Neumann. Le plan de projection est le plan de symétrie pour les cristaux dérivant d’un prisme rhomboïdal oblique, et la base pour les cristaux dérivés de tous les autres types cristallins. La position de cha- . Que face d’un cristal est déterminée par un point correspondant | au pôle où une normale à la face percerait la sphère qui est censée envelopper le cristal. Les diverses zones dont les faces font partie sont représentées par des diamètres ou par des arcs de ceréle reliant entre eux les points qui indiquent ces faces; dans le premier cas, la zone est perpendiculaire au cerele de projeeticn, dans le second cas elle lui est oblique. Il est toujours facile, à l’aide des letires et des symboles qui caractérisent. les faces, de suivre l’ordre dans lequel les incidences relatives à une même zone sont inscrites. dans le texte. Désirant faire de mes projections un véritable catalogue contenant toutes les formes actuellement connues et la plupart des zones où elles peuvent être comprises, il n’a fallu renoncer
à les intercaler directement dans le texte à l’aide de gravures sur bois analogues à celles qui ont été employées par M. Miller, ct après les avoir dessinées très-exactement (1), j'en ai confié l'exécution à un habile graveur sur cuivre, M. Dulos. Cinquante-deux d’entre elles ont la même dimension, mais les quatre autres, qui se rapportent aux formes du. système régulier, à celles du quartz, du calcaire et de l’argyrythrose, ont dû Gtre établies sur des diamètres beaucoup plus considérables pour offrir une clarté suffisante,
Depuis: que le nombre toujours croissant des espèces minérales a rendu moins tranchées les différences géométriques ou chimiques qui servaient à les distinguer, il est devenu de plus en plus nécessaire d'introduire dans la minéralogie des caractères tirés des phénomènes physiques qui se passent à l’inté-
(1} On trouvera dans les notes placées à la fin de l'ouvrage les règles nécessaires pour tracer ces figures, à
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rieur des corps cristallisés, et notamment de la réfraction simple ou double pour les substances transparentes, et de la conductibilité thermique pour les substances opaques. L'’impor-. ; tance de ces caractères se fait surtout sentir lorsqu'il s’agit, soit
- de cristaux naturels imparfaitement développés ou possédant des formes limites, soit des nombreuses et intéressantes espèces qu’une habile synthèse a su produire artificiellement depuis quelques années. Indépendamment des caractères propres à la reconnaissance et à la distinction des espèces cristallisées ou. amorphes, j'ai réuni les constantes optiques dues aux observations de MM. Brewster, Herschel, Biot, Miller, Rudberg, de Senarmont, Heusser, Grailich et de Lang, et j'en ai ajouté un grand nombre que j'ai déterminées moi-même et dont plusieurs n'ont pas encore été publiées ; je citerai entre autres celles de l’albite et de l’axinite, à cause de l'intérêt particulier que leur donne la forme dre des cristaux de ces deux substances.
Les analyses que je rapporte sont en grande partie extraites du « Handbuch der Mineralchemie, » de M. Rammelsberg (Leipzig, 1860), et du « System of Mineralogy, » de M. Dana (4° édition, | New-York, 1854). Un certain nombre, encore inédites, m'ont été communiquées par leurs auteurs, MM. Damour, H. Sainte- Claire : Deville, Delesse, Grandeau et Pisani. Elles ont été choisies de manière à indiquer la composition de toutes les variétés d’une même espèce qui ont reçu des noms particuliers, ou qui pré-: sentent quelque intérêt spécial provenant de leur pureté, de leur gisement, etc.
M. Damour m'a fait part, avec un désintéressement auquel je me plais à rendre un hommage public, des essais qu'il a faits pour vérifier la manière dont un grand nombre de minéraux se comportent au chalumeau.et avec les acides, et il m'a prêté son habile concours pour le calcul et le choix des formules auxquelles je me suis arrêté.
Je me fais un devoir d'adresser ici mes bien sincères remerciements à M. de Senarmont pour les excellents conseils et les renseignements de toute nature qu'il n’a cessé de me prodiguer, et à MM. Miller, Delafosse, Marignac, Adam, Damour et Greg, pour la générosité avec laquelle ils ont mis à ma disposition les collections dont ils sont les directeurs ou les pos-
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. sesseurs : leur bienveillant concours m'a permis d'étudier directement la plupart des minéraux décrits dans mon Manuel. Je ne dois pas oublier non plus l’empressement avec lequel M. Sæman a bien voulu soumettre à mon examen les Sens rares où nouveaux qu'il a eus entre les mains.
J'ai adopté un nom univoque pour les espèces mniriléss en choisissant de préférence celui qu'un usage général a consacré ; pour leur étymologie, j'ai consulté l’ouvrage publié à Munich : en 1853 par M. de Kobell, sous le titre : Die Mineral Namen und die mineralogische Nomenklatur. Afin de Conserver dans notre langue quelques traces de cette étymologie, j'ai écrit par une . lettre majuscule tous les noms des minéraux dédiés à des personnes cultivant ou protégeant la minéralogie. En m'aidant des * notes et de la collection de M. Adam, dont le but spécial est de recueillir toutes les substances qui ont recu un nom particulier, j'ai cherché à rendre ma nomenclature aussi complète que . possible, et je n'ai négligé volontairement que quelques syno-. nymes inusités.
Pour les localités, je me suis en général exactement conformé à l'orthographe usitéé dans les contrées où elles sont situées, et j'ai eu recours pour me guider dans cette tâche ardue : au « Versuch einer mineralogischen Geographie von Schweden, » d'Hisinger, traduit par Wôbler (Leïpzig, 1826); au « Mineralogisches Lexicon * für das Kaïserthum Osterreich, » de M. de Zepharovich (Vienne, 1859); au « Mineralien Tirols, » de MM. L. Liebener et J. Vor-.
hauser (Innsbruck, 1852); au « Hundwôrterbuch der topographis-
chen Mineralogie, » de G. Leonhard (Heidelberg, 1843); au « Lehr- : “buch der Oryktognosie, » du docteur R. Blum (Suttgart, 1854); au « Handbuch der Mineralogie, » de Hausmann (Gôttingen, 1845); à la « Description topographique et géognostique du K'aiserstuhl par. le. docteur Eisenlohr, » traduite par M. Gley (Épinal, 1838); aux « Materialen zur Mineralogie Russlands, » de M. de Kokscharow (Saint-Pétersbourg, 1853 à 1859); au « Aifter’s geographischstatistiches Lexikon» (Leipzig, 1855); au « Manual of the Mineralogy of Great Britain and Ireland, » de MM. R. Greg et W. Lettsom (Londres, 1858); à « l’Ælementary Introduction to Mineralogy, » de MM. Brooke et Miller (Londres, 1852); au « System of Mineralogy, » de M. Dana ; à «l’Zéinéraire du département du Puyde-Dôme, » de Lecoq et Bouillet (Paris et Clermont- Ferrand,