A BON MARCHÉ
L issue de 1 attaque tentée contre les forces avait soulagé les habitants de Mirebeau d un grand poids; l’inquiétude qui régnait depuis un mois avait cessé. Les hommes paisibles, les bons pères de lamille, qui cherchent sérieusement à améliorer leur condition par le travail, n’étaient plus intimidés par la présence de quelques brouillons (fui voulaient imposer leur volonté.
Tout n’était pas fini cependant. Des tentatives de violence axaient eu lieu, on avait porté atteinte ù la tranquillité publique ; la justice devait avoir son cours. Pour la seconde fois de l’année les magistrats se transportèrent à Mirebeau, afin d’y faire une enquete. Mais, cette fois, leur arrivée ne produisit pas la sensation douloui euse qu elle avait faite huit mois auparavant.
La situation était bien différente : la récolte avait ramené l’abondance et le bien-être. Les mauvaises têtes qui avaient failli porter le trouble dans la commune étaient en petit nombre; c’étaient aussi des célibataires, sauf un, homme peu estimable, qui négligeait sa famille pour le cabaret et imputait aux autres la misère causée par son inconduite. En outre, ils étaient tous etrangers au pays où ils s’étaient arrêtés en passant, comme
tant d’ouvriers nomades sur qui la population ne peut jamais compter,, parce qu’ils n’ont pas de liens dans la commune. O11 n’était donc point fâché d’en voir le pays débarrassé après le danger qu’ils lui avaient fait courir.
Dans cette circonstance, la justice, au lieu d’être entravée dans ses recherches, fut aidée par tout le monde. On se rappelait ce que M. Dupré avait dit du devoir de l’éclairer en faisant connaître la vérité. D’ailleurs on n’était plus sous l’empire de la crainte, les ouvriers paisibles se savaient en nombre. Les magistrats connurent bientôt ceux qui s’étaient joints aux assaillants lors de J’échaufiourée. On sut comment ils avaient préparé le complot en le concertant avec les ouvriers des forges voisines; ils furent immédiatement arrêtés.
11 y eut une arrestation qui lit plus de sensation dans Miiebeau, mais elle y causa plus de surprise que de regret. Ce fut celle de M. Basset, cabaretier. Il était depuis quelque temps assez mal vu dans la commune, où il s’était fait l’antagoniste de M. Dupré. On sait qu’au commencement il assistait aux conférences de l’école, attiré par l’espoir d’embarrasser le docteur et d'affaiblir son crédit. Il avait cessé avec quelques autres d’y venir, voyant qu’il ne réussissait pas ; mais sa mauvaise volonté n’avait pas diminué. Les habitudes que les conseils de M. Dupré tendaient à faire contracter aux habitants de élire b eau étaient incompatibles avec la fréquentation de son cabaret; ils nuisaient par conséquent à ses intérêts. En cette circonstance, comme toujours, la passion le servit mal.
Son cabaret était devenu le lieu où se tramaient foules les intrigues, ce qui avait peu disposé les habitants en sa faveur. Par le même motif, il avait paru un endroit favorable pour les entrevues qui eurent lieu entre les agitateurs des forges de Mirebeau et les émissaires des forges voisines. 11 s’était donc tenu chez lui des conciliabules dont la justice eut connaissance; elle apprit même qu'il y avait pris part et qu’il avait suggéré quelques-uns des moyens qui devaient faire réussir le coup. On savait d’ailleurs qu’il avait une inimitié personnelle contre l’un des maîtres de forges : cette circonstance expliquait sa participation à un complot qui devait ruiner ce dernier. Son arrestation fut accompagnée de
V I N G T - Q U A TRIÈM'E E N TRETfEN .
la fermeture de son cabaret., ce que les habitants de iMirebeau furent loin de voir d’un mauvais œil.
Tout était terminé le jour de notre réunion; aussi l’auditoire se vit accru de quelques habitants que la fermeture du cabaret privait de leur rendez-vous habituel, et qui vinrent entendre le docteur par désœuvrement autant que par curiosité.
— Messieurs, dit-il en commençant, dans nos dernières conférences, j ai peut-être détruit quelques illusions parmi vous, et je sais qu’il en coûte d’y renoncer. Cependant, comme vous êtes des hommes, je ne puis croire que vous regrettiez de savoir la vérité, car on n’a jamais intérêt à rester dans l’erreur. Il vaut mieux connaître nettement une situation, afin de ne pas en attendre ce qu’elle ne peut pas donner, et d’en tirer tous les avantages qu’elle comporte. Voyons donc ce qui peut résulter des principes que nous avons étudiés précédemment.
-Nous avons parlé bien des fois de la concurrence, et, dans notre dernière réunion, nous avons vu que celle que les ouvriers se font entre eux est la principale cause qui empêche leurs salaires de s élever davantage. Eh bien, je viens aujourd’hui vous parler des avantages de la concurrence pour les ouvriers.
— C’est un peu fort, dirent presque tous les ouvriers.
— Et de ses avantages pour les cultivateurs, les fabricants, les marchands et autres, continua M. Dupré.
— Oh 1 pour cela, dirent à leur tour MM. Lenoir, Dubuisson, Blondeau, Saujon, Bertrand, Lavaud, et les autres fabricants, marchands et cultivateurs qui étaient présents, vous aurez de la peine a nous convaincre; c’est la concurrence qui nous écrase.
Messieurs, reprit M. Dupré, vos exclamations ne me surprennent pas, je m y attendais. Les hommes sont ainsi faits : ils ne veulent pas se persuader que les choses ont au moins deux faces; ils n’en veulent voir qu'une, que chacun choisit selon son intérêt : c est d’après celle-là qu’il juge. Appliquons ce principe a la concui i ence, et vous allez reconnaître votre erreur. M. Blondeau, veuillez me permettre une question. Pourquoi vous plaignez-vous de la concurrence?
Parce qu’elle m’empêche de vendre mes fers aussi bien, et
de donner à mes ouvriers le prix que je pourrais leur payer, si mes fers étaient mieux vendus.
— Et vous, M. Duval, dit le docteur à un marchand de Mirebeau, pourquoi détestez-vous la concurrence?
— Parce que. si je n’avais pas des concurrents qui baissent leurs prix pour attirer chez eux les pratiques, je ne serais pas forcé de baisser les miens et je ferais mieux mes affaires.
— Et vous, M. Bertrand?
— Mais c’est bien simple : quand je porte mon blé au marché, sans la concurrence d’une foule de cultivateurs qui offrent le leur plus bas que le mien, parce qu’ils ont besoin d’argent, je le vendrais un ou deux francs de plus par sac.
— Enfin, vous, André, Maurice, Benoît, Martial, pourquoi avez-vous tant la concurrence en horreur?
— C’est tout naturel, s’empressa de répondre André. Vous nous avez parfaitement expliqué que c’est la concurrence que les ouvriers se font entre eux qui empêche les salaires de s’élever. Comment voulez-vous que nous l’aimions?
— Je ne dis de l’aimer, ni à vous, ni à personne ; je vous demande seulement d’apprécier sainement les choses. 11 suffit pour cela de tenir compte de toutes les réponses que vous venez d’entendre. Vous, messieurs les fabricants, vous n’aimez pas la concurrence que vous vous faites entre vous, parce qu’elle vous empêche de vendre vos produits comme vous le désireriez. Mais vous oubliez que la concurrence que les ouvriers se font entre eux vous permet de les payer moins. Vous oubliez que, grâce encore à la concurrence, vous avez à meilleur marché le blé de M. Bertrand et les marchandises de M. Duval.
Vous et vos confrères, M. Duval, la concurrence vous force de donner vos marchandises à plus bas prix pour retenir les pratiques. Mais vous oubliez que c’est la concurrence des fabricants qui vous permet d’avoir ces marchandises à meilleur compte. C’est la concurrence qui vous fait payer moins cher tout ce que vous achetez et même les commis que vous employez.
Vous, Messieurs les cultivateurs, fermiers et propriétaires, vous êtes mécontents de la concurrence qui ne vous laisse pas vendre vos denrées aussi cher que vous voudriez ; mais il y a six mois,
c’était ia concurrence des consommateurs qui vous faisait vendre votre blé au double de sa valeur actuelle; c’est la concurrence des maîtres de forges qui vous procure à un prix modéré le 1er que vous consommez pour vos instruments de culture, et qui, n’en déplaise à M. Blondeau, vous le procurera à plus bas prix encore. C’est celle des fabricants et des marchands qui vous fait obtenir à meilleur compte tout ce que vous achetez. Enfin c’est grâce à la concurrence des travailleurs que vous ne payez pas davantage vos garçons de ferme, vos journaliers, vos domestiques.
Enfin, vous. Messieurs les ouvriers, vous vous plaignez avec raison de la concurrence que vous vous faites entre vous et qui empêche vos salaires de s’élever; mais, sans la concurrence que se font les fabricants, ces salaires seraient bien plus bas, et sans celle que se font les producteurs et les marchands, vous payeriez le double tout ce que vous achetez, c’est-à-dire tout ce qui est nécessaire à votre vie. Vos salaires sont donc un peu moins élevés par suite de la concurrence; mais, grâce à elle, vous payez tout moins cher.
Vous le voyez donc, messieurs, si la concurrence a des inconvénients pour chacun, elle a des avantages pour tous.
* — C/est incontestable, dit M. Vieulin ; mais que font les avantages, si les inconvénients l’emportent?
— Eli bien! vous vous trompez, M. Vieulin ; un raisonnement bien simple vous fera reconnaître votre erreur. Par l'effet de la concurrence, nous sommes forcés de sacrifier un peu de notre intérêt dans nos rapports avec les autres ; mais ce que nous sacrifions est gagné par celui avec qui nous traitons. Si nous manquons à gagner un franc sur ce que nous vendons, il est gagné par celui qui l’achète, et nous, à notre tour, nous gagnons sur un autre marché. D’un côté ou de l’autre, il y a nécessairement autant de gagné que de perdu : ce qui fait la perte fait le gain, dit le proverbe. Ainsi, pour la société en général, les avantages égalent les inconvénients.
— Mais si la concurrence est utile aux hommes en général, elle ne les sert pas également, et elle profite plus à certaines classes d’individus qu’elle ne profite à d’autres.
— ‘Ce n’est pas possible, M. Vieulin, du moins d’une manière permanente; vous allez le comprendre. Si la concurrence rendait
la vie trop difficile, par exemple, pour les ouvriers d’une industrie, pour les producteurs d’une certaine nature d’articles, ou pour certains marchands, cette profession serait abandonnée peu à peu par une partie de ceux qui l’exercent, ouvriers, fabricants ou marchands. La concurrence diminuerait dès lors parmi ceux qui restent ; mais bientôt cette profession, offrant plus d’avantages que les autres, serait recherchée et embrassée par un plus grand nombre d’individus qui s’y feraient une concurrence croissante, jusqu’au moment où l’excès en porterait de nouveau quelques-uns à abandonner la partie. C’est ainsi que, par une suite d’alternatives dans un sens ou dans l’autre, l’équilibre se maintient entre toutes les professions.
— Mais cet équilibre est acheté au prix de bien des difficultés pour les hommes, dit M. Jarland.
— Je n’en disconviens pas ; mais qu’est-ce que cela prouve ? Que rien ne s’obtient sans peine, et que la vie est difficile pour tout le monde : nous le savons depuis longtemps. Si la concurrence est une des lois de la nature humaine, il faut nous y soumettre. Voyons donc ce qu’il en est.
La concurrence est une conséquence de ce grand mobile des actions de l’homme dont nous avons constaté les heureux effets dans le monde, l’intérêt individuel. On se fait concurrence parce que chacun cherche son intérêt. Nous avons vu que le bien général résulte de la recherche du bien individuel. La concurrence tient donc, comme l’intérêt, à l’existence même des sociétés, et, comme l’intérêt personnel, elle assure le bien de tous; elle ne permet à aucun intérêt de prédominer au détriment des autres.
Ainsi, sans la concurrence que se font les producteurs, les consommateurs payeraient tout à un prix exorbitant, parce que personne ne limite volontairement ses bénéfices. Mais, sans la concurrence que se font les consommateurs, tout tomberait à vil prix, et personne n’aurait plus intérêt à produire.
La concurrence que les ouvriers se font entre eux fait baisser le taux des salaires; elle empêche que la production ne devienne trop coûteuse et que le public ne paye tout trop cher. La concurrence des maîtres, qui ont besoin d’ouvriers, empêche à leur tour les salaires de descendre trop bas.
Les capitalistes et ceux qui ont besoin de leurs capitaux se font de môme concurrence mutuellement, et de là résulte un intérêt des capitaux qui n’est ni trop fort ni trop faible. Vous le voyez, la concurrence existe partout; c’est donc une erreur de chacun de nous de croire que notre profession est la seule à en souffrir.
— Mais, dit M. Yieulin, puisque la concurrence limite les avantages, elle est nécessairement une cause de perte pour tous.
— Eh non, M. Yieulin ; si la concurrence fait qu’on paye tout un franc au lieu de deux francs, chacun gagne moitié moins ; mais, d’un autre côté, on dépense moitié moins : il y a compensation, et les choses restent égales.
— Alors, objecta M. Jarland, si tout le monde souffre de la concurrence, où est l’avantage? C’est de la souffrance en pure perte, de la souffrance sans compensation.
— Vous vous trompez M. Jarland, l’avantage est dans l’émulation qui en résulte. L’homme ne se donne pas de la peine sans y être forcé; or la concurrence provoque plus d’activité et un redoublement d’efforts. Pour l’emporter sur ses concurrents, on s’ingénie de mille manières; on trouve des procédés nouveaux pour produire plus économiquement, pour faire mieux et pour faire plus en môme temps. Nous devons à la concurrence les progrès que font l’industrie et les arts : c’est ainsi que l’homme décuple, centuple même ses forces, en soumettant à son service les forces de la nature ; c’est par là qu’il augmente ses jouissances. Grâce à la concurrence, la somme d’efforts humains qui était nécessaire pour produire un résultat quelconque a été diminuée d’une manière incalculable. Aujourd’hui un ouvrier se procure certainement, avec le prix de sa journée, dix fois plus de commodités qu’il ne pouvait en avoir il y a plusieurs siècles.
— Tout ceci est très-vrai, dit M. Lenoir, prenant alors la parole; mais, si la concurrencé procure de plus en plus de commodités aux hommes, les difficultés croissent dans la même proportion; il devient chaque jour plus difficile de faire ses affaires.
— Sans doute, M. Lenoir, la concurrence augmente les difficultés pour les producteurs et les marchands; c’est la conséquence de la liberté. Autrefois, vous le savez, ne s’établissait pas qui
voulait : il y avait dans toutes les professions des restrictions qui empêchaient le nombre des fabricants ou des marchands de s’accroître. Il fallait avoir fait ses preuves, résidé tant de temps dans un lieu et se soumettre à des obligations déterminées; dans presque tous les états, le nombre de ceux qui les exerçaient était limité. C’était fort commode, je l’avoue, pour ceux qui avaient le bonheur d’y être admis; mais cela ne l’était pas pour le public, qui n’était pas libre d’acheter où il voulait ni ce qu’il voulait. Il fallait aller au moulin du seigneur, bien que la farine y fût moins bonne; on devait acheter ici, et non là, à telle heure et non à une autre; on était tenu de fabriquer ceci et non cela, de le faire de cette manière et non d’une autre qui aurait mieux convenu au public. Est-ce là le régime que vous regrettez?
— Tant s’en faut, M. Du pré. Ce régime était oppressif et contraire aux intérêts du public. L’industrie n’a réellement fait de progrès que depuis qu’on a supprimé ces entraves.
— Eh bien, M. Lenoir, si le public est mieux servi, si l’industrie fait plus de progrès, si les producteurs exercent leur profession plus librement, si les ouvriers ont par suite infiniment plus de bien-être, sans compter qu’il leur est beaucoup plus facile de s’élever à une condition meilleure, comme le prouvent les trente mille individus qui parviennent à s'établir en plus chaque année, de quoi vous plaignez vous?
— On ne se plaint pas de cela, M. Dupré. Mais ces avantages sont payés bien cher par les producteurs, qui ont de plus en plus de peine à faire leurs affaires.
— Je crois, en effet, M. Lenoir, que vous avez un peu plus de peine à faire vos affaires, mais c’est que vous en faites dix fois plus; au total, vous avez moins de peine pour chacune. Vous vendez vos produits moins cher, mais vous en vendez infiniment plus. C’est comme pour l’ouvrier qu’on paye peut-être moitié moins pour chaque objet qu’il fabrique, et qui s’en plaint, sans remarquer que le perfectionnement des procédés lui permet d’en fabriquer quatre fois plus dans le même temps. Sans doute, si la loi forçait les consommateurs à acheter leurs souliers, par exemple, chez un petit nombre de cordonniers, cela ferait l’affaire de ces producteurs, qui pourraient demander le prix qu’ils voudraient
de leur marchandise. Mais, si on établit ce monopole pour les souliers, pourra-t-on le refuser aux autres industries?
— Non, ce ne serait pas juste.
— Alors, si vous constituez le monopole dans chaque industrie, où sera l’avantage pour le producteur ? Quand il ira acheter les objets à son usage, à commencer par ses matières premières, il payera tout plus cher, et tout le monde y perdra. Considérons donc l’intérêt général, nous verrons qu’il est dans la liberté, et qu’il est d’autant plus favorisé que la liberté est plus grande. Si, dans une ville, une seule famille avait le droit de faire des souliers et d’en fixer le prix, les souliers seraient fort chers et le public très-mal chaussé. Si, au lieu d’une seule famille, il y en avait dix, le public serait mieux servi et à meilleur marché. Mais, s’il y a liberté complète, ce sera mieux encore, les souliers seront mieux faits et moins chers. Le public y gagnera; les producteurs eux-mêmes y gagneront comme consommateurs de tous les autres produits, car je suppose toujours que vous ne voulez pas le privilège pour une seule industrie. En outre, si quelques-uns ont plus de peine pour faire des bénéfices, il y a plus d’individus qui ont part à ces bénéfices, comme c’est le cas aujourd’hui, et la société doit s'en féliciter.
— D’après cela, M. Dupré, vous demanderiez la liberté complète du commerce?
— Sans doute, et pourquoi pas?
— Vous livreriez donc l’industrie nationale aux étrangers ?
— Qu’entendez-vous, M. Lenoir, par livrer l’industrie nationale aux étrangers?
— C’est leur permettre de supplanter l’industrie française, en introduisant librement leurs produits chez nous.
— Mais, M. Lenoir, les étrangers ne pourraient supplanter une de nos industries qu’à l’une ou à l’autre de ces conditions : faire mieux au même prix, ou faire seulement aussi bien, mais à meilleur marché. Si vous redoutez la concurrence, c’est un aveu de votre part que vous faites moins bien, ou que vous fabriquez plus chèrement: alors pourquoi forcer le public à vous payer plus cher ce qu’il peut avoir ailleurs à meilleur marché, en un mot à payer vos services plus qu’ils ne valent? Dans un cas comme dans