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EXAMEN CLINIQUE DE L'APPAREIL OCULAIRE SENSORIEL

ne comprime pas. L'éclairage de l'échelle typographique devra être assez intense, et réalisé par une source lumineuse masquée aux yeux du sujet par un écran ou un réflecteur. II y a avantage à se servir d'un éclairage artificiel et non de la lumière du jour, car, d'une part, il sera toujours le même dans le cas où des examens répétés seraient nécessaires et, d'autre part, l'intensité de la source lumineuse pourra être facilement diminuée, lorsqu'on voudra rechercher l'acuité pour les faibles éclairages (voy. Héméralopie, p. 191),

Le degré d'acuité visuelle (V) sera donné par la fraction 0,5; 0,7; etc., indiquée en regard de la ligne la plus fine lue par le patient. Si même la ligne des plus gros optotypes (0,1) n'est pas lue à 5 mètres, on fera progressivement rapprocher le malade, jusqu'à ce qu'il puisse la déchiffrer ; si ce résultat est obtenu à 2"', 50 (soit à une distance moitié moindre), l'acuité sera de 0,1 divisé par 2, soit 1/!20; si elle est lue à 1 mètre, l'acuité sera de 0,1 divisé par 5, soit i /50 ; etc.

Lorsque l'acuité est très basse, on n'a plus recours aux optotypes, mais on tient la main fermée, ouverte, ou en partie ouverte (1, 12, 5,4 doigts étant étendus) et l'on recherche à quelle distance maxima l'état de la main est exactement indiqué; on dit alors que le malade « compte les doigts » à l'",50; 0'",75:

g. 60. — Eclu'lle d'optolypes de La personne.

etc. S'il ne distingue que le jour de la nuit, on énoncera « vision quantitative » ; la désignation de « vision nulle, ou V = 0 » sera

Cet appareil comprend liuil écbelles, quatre do lettres (celle-ci et trois analogues), afin de pouvoii' présenter au sujet tantôt certains caractères, tantôt certains autres, — une

d'optotypes en anneaux brisés de Landolt,— une de traits d'obliquité variable, pour la détermination du méridien de l'astigmatisme, — enfin, deux échelles de lettres, imprimées, l'une en rouge, l'autre en vert (couleurs complémentaires), servant dans certains cas de simulation. Une manette, placée à la partie inférieure de l'appareil, permet de présenter au malade l'une de ces huit échelles.

notée seulement lorsque la lumière ne provoquera plus aucune sensation. Le terme d'amaurose s'applique à ce dernier état; celui d'amblyopie aux divers degrés d'acuité visuelle compris entre la normale et l'amaurose.

Il est quelquefois utile de pouvoir déjouer une simulai ion (affaires judiciaires, hystérie, etc.) ; des procédés très divers ont été proposés; les uns, excellents par ailleurs, nécessitent une assez grande habitude de ce genre de recherches et les autres sont rapidement connus des simulaleurs. Il n'en est pas de même avec le diploscope de P.étmj, déjà décrit (voy. fig. 16). Il suffira de se reportera ce qui a été dit page 51 pour savoir quelles lettres sont vues par chacun des yeux. Les cartons présentés successivement porteront des lettres différentes, correspondant à des acuités variant de 1 à 0,1 ; en variant les expériences, le sujet ne pourra savoir quelles lettres sont vues par tel ou tel œil et l'appareil donnera en même temps l'acuité visuelle de chacun de ses yeux. II importe de ne pas quitter du regard les yeux du patient, pendant toute la durée de chaque expérience, afin d'être sûr qu'il n'a pas fermé l'un d'eux pour se rendre compte des lettres vues par chaque œil.

Dans des cas rares, il est nécessaire de déterminer l'r/c////^' visuelle périphérique, c'est-à-dire en un point de la rétine autre que la macula. On se sert pour cela du périmètre, dont on fait fixer le centre ou zéro, et l'on déplace, de la périphérie vers le centre, un index portant une lettre: on note le point le plus périphérique ou cette lettre est lue.

Une recommandation déjà faite, et sur laquelle il n'est pas inutile de revenir, est celle de toujours corriger exactement le vice de réfraction dont le sujet peut être porteur ; prendre l'acuité d'un myope ou d'un hypermétrope, non pourvu de verres correcteurs, ne signifie rien ; il faut, par le moyen des verres, faire former l'image exactement sur la rétine ; alors seulement il est permis de juger de sa sensibilité. Si un sujet lit à 5 mètres les lettres fines, on peut affirmer qu'il a l'acuité normale; s'il ne les lit pas, il faut être capable de déterminer sa réfraction et de la corriger au besoin: après correction il les lira peut-être.

L'examen de la réfraction est donc connexe de celui de l'acuité

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visuelle. Sans entrer ici dans des délails trop techniques, nous en donnerons les principales notions.

La myopie est l'état d'un œil trop long dans le sens antéro-postérieur: les rayons lumineux parallèles forment leur foyer en avant de la rétine: la myopie se corrige par des verres divergents ou concaves, qui reportent les images plus en arrière, c'est-à-dire sur la rétine. Lli>jpcritié1roj)ie est l'état invei'se : l'axe antéro-postérieur étant trop court, le foyer d un faisceau parallèle se forme en arrière de la rétine ; les verres convergents ou convexes la corrigent. Ij'asligmatisme est un état tel que les rayons arrivant dans un plan (le vertical, par exemple) ne forment pas leur foyer au même point que ceux arrivant dans un autre plan (l'horizontal) : cela dépend de ce que la cornée n'est plus un segment de sphère régulière, mais aplatie dans un méridien donné (comme le sont la terre ou une orange). Il en résulte, lorsque le sujet regarde (d'un seul (eil) une étoile composée de lignes convei'gentes, que certaines d'entre elles (les veiMicales le plus souvent) apparaissent plus teintées et plus nettement délimitées que les autres (fig. Cl). L'astigmatisme peut exister dans un œil myope ou dans un (eil hypermétrope : il est assez souvent mixte, l'un des méridiens étant myope et l'autre hypermétrope. Les verres cylindriques le

l-iy. GL Vision de rasiigiiiale.

Lo plan veilical est vu netleinent; lo plan liorizonlal est vu llou: les autres plans sont dans lui élat intermédiaire.

Uexanieii ohjeclif de la réfraclion se fait dans la chambre noire, par le procédé de la skiascopie. Le malade relâche son accommodation en fixant un point éloigné; l'observateur, placé à 80 centimètres et armé d'un ophtalmoscope à miroir plan, projette un faisceau lumineux dans WvW du sujet; par l'orifice de l'ophtalmoscope, il voit la pupille rouge ; s'il déplace son miroir par un mouvement de rotation autour de son axe vertical, de droite à gauche par exemple, il voit apparaître dans le champ pupillaire une ombre en croissant (fig. 6r>), dont l'étendue progresse à mesure que le miroir tourne et

U)G AI'l'AREIL OCULAIRE SENSORIEL (APPAREIL DE LA VlSlOiN).

prend une position plus oblique par rapporta Ja ligne de visée; cette ombre finit par envahir tout le champ pupillaire.

A l'état normal (emmétropie), l'ombre se déplace dans le même sens que le miroir (ombre directe) ; si l'œil est hypermétrope, il en est de même; pour en faire la différence, il suffit de tenir devant l'œil du malade un verre convexe faible: si l'ombre de directe devient inverse (se déplaçant en sens inverse du miroir), le sujet

l 'vj;. 62. — Examen objectif de la réfraction par la méthode de la skiascopic.

L'oliserva leur reclierclie, au miroir plan, le jeu des ombres pupillaircs; le patient tient à la main une règle de verres correcteurs, qu'il va faire passer successivement devant ses yeux.

est emmétrope: s'il faut un verre de + 1, + 2, +5 dioptries pour opérer ce changement, le sujet est hypermétrope d'autant de dioptries.

Chez le myope, l'ombre est inverse : on évalue le degré de myopie en déterminant la valeur du verre concave qui change l'ombre inverse en ombre directe.

Leramen subjectif de Ja réfraction se fait en plaçant le sujet à 5 mètres de l'échelle des lettres : s'il lit les plus fines, son acuité et sa réfraction sont normales. S'il ne les lit pas, on fait passer devant ses yeux des verres, concaves ou convexes, progressivement croissants, jusqu'à ce que son acuité visuelle atteigne un maximum : la réfraction est alors corrigée et l'acuité visuelle obtenue est la

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bonne. Mais le sujet peut être astigmate et la vision non améliorable par les verres convexes ou concaves ; on le place alors devant une figure de lignes entre-croisées (fig. 61) ou devant un cadran; si les lignes verticales et horizontales ne sont pas vues de façon à peu près identique, son astigmatisme est suffisant pour nécessiter une correction ; la correction de l'astigmatisme est souvent

difticile et demande une cer-

taine habitude. Cet examen subjectif permettra cependant de savoir si le sujet ^

est atteint d'un vice de réfraction et de le corriger, si le cas est simple.

Acuité lumineuse. — On la recherche assez rarement en clinique. On détermine l'éclairage nécessaire à la lecture d'optotypes déterminés ; l'appareil i- ]

le plus employé est le pho- Le miroir (pian) subit un mouvement do relation de

tomètre de Fa^rster. II faut droite à gauche. Les aspects de Tombre, figurés

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