‹ Manuel de neurologie oculaire [electronic resource]Chapitre 66 sur 91 · F. AFFECTIONS DE LA PROTUBERANCE · texte numérisé non relu

F. AFFECTIONS DE LA PROTUBERANCE

On observe quelquefois des paralysies nucléaires isolées; le plus souvent, on constate le syndrome allerne de Millard-Gïibler. Rappelons que la paralysie de la Yl'' paire, fréquente au cours de ce syndrome, n'en fait pas forcément partie; nous avons vu (page 105) les modalités diverses décrites par Sigerson dans les paralysies alternes. — La déviation conjuguée de la tête et des yeux n'est pas rare; elle est alors l'inverse de ce qu'elle serait dans une affection hémisphérique du même côté, puisque les conducteurs sont déjà décussés : a) un malade qui tourne l'es yeux vers ses membres paralysés est atteint d'une lésion protubérantielle de nature paralytique; h) un malade qui détourne les yeux de ses membres con-

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vulsés est atteint d'une lésion protubérantielle de nature convulsive (Landouzy et Grasset). — Le nystagmus s'observe assez souvent. — La paralysie des mouvements associés de latéralité peut entrer dans la composition de paralysies alternes, pour donner les types moyen et inférieur du syndrome de Foville, dont nous venons de voir la modalité supérieure dans le paragraphe E. Au niveau de la protubérance, il s'agit, soit du groupe protubérantiel supérieur (paralysie directe de l'oculogyre déjà décussé, paralysies croisées du facial et des membres, dont les conducteurs sont encore ceux du neurone central non décussé), soit du groupe protubérantiel inférieur (paralysies de l'oculogyre et du facial directes, lésion atteignant le neurone périphérique déjà décussé, et paralysie croisée des membres, dont les conducteurs centraux ne le sont pas encore).

Le syndrome de Raymond-Cestan, ou syndrome de la calotte protubérantielle (page 105), peut aussi être observé.

Les polioencéphalites supérieures atteignent la protubérance aussi bien que les pédoncules. Elles servent de transition entre les polioencéphahtes pédonculaires, se traduisant par les ophtalmoplégies, et les polioencéphalites bulbaires, entraînant la paralysie labio-glosso-laryngée, ou inversement.

On a décrit (Guillain, Rochon-Duvigneaud et Troisier) le signe d'Argyll Roberison dans deux cas d'affections non syphilitiques et aussi (Guillain et Ilouzel) dans un cas de traumatisme de la protubérance. Ces faits, très intéressants, viennent à l'appui des autres raisons, données ailleurs, qui tendent à faire localiser dans la protubérance les lésions qui produisent ce symptôme.

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