ÉLÉMENS, CHAPITRE II
deux Villes ou de nations différentes , et même de plus de deux , en signe d'alliance.
1^3. A mesure que Tusage des monnaies se répandit, de nouveaux ateliers monétaires s'étabhrent. Toutes les villes de quelque importance, formant des états séparés , voulurent constater leurs droits sou\'«rains, en inscrivant leurs noms sur des monnaies. Mais il est nécessaire de faire observer ici que Ton possède des monnaies de villes très-peu considérables , et qu'il ne faudrait pas considérer toutes ces villes comme ayant formé des états entièrement indépendans. Ces petites villes frappaient monnaie en leur nom, soit comme faisant partie d'un état souverain, soit avec la permission de voisins plus puissans qui les dominaient, soit dans des temps de scissions causées par des guerres civiles , soit enfin par suite de ce mélange du droit et du fait, qui pouvait faire considérer alors le monnayage comme un droit à-la-fois souverain et municipal, eu raison des principes démocratiques qui dominaient généralement dans ces contrées.
24. Lorsqu'à vec le temps les Souverainetés qui s'étaient établies eurent affermi leur puissance , étendu leur territoire et acquis de l'influence même hors des limites de leurs possessions, les princes ne manquèrent pas de donner au monnayage les soins que demandaient l'intérêt de leurs finances, celui de leur pouvoir, celui même de leur amour-propre. Les pays conquis par des princes perdirent le plus souvent le droit de frapper monnaie. Quelquefois aussi les conquérans accordèrent aux villes dont ils s'emparaient