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Les monnaies Effectives sont les pièces de

l66 ELÉMËNS, CHAPITfilL IX.

monnaie circulantes. Leurs valeurs légales sont ordinairement en harmonie avec l'Unité monétaire. Leurs fractions sont plus ou moins bien entendues ^ plus ou moins commodes pour les transactions. La division actuelle des monnaies en France est sans doute la meilleure; elle est basée, comme tout notre établissement pionétaire, sur le système décimal. L'Unité monétaire est représentée par la pièce d'un franc ^ dont ks multiples et les parties offrent une série aussi commode que bien entendue. Dans quelques pays, au contraire, ks monnaies circulantes ne sont pas en harmcuite ^ec l'Unité monétaire ni avec la monnaie de Compte, I>ans la partie de l'Âllasiagne où l'on compte en florins d'Empire, il n'y a point de monnaie effective qui vaille un florin,, ni aucune fraction vraiment commode du florin ; on a des monnaies de deux florins quarante^deux kreutzelrs , d'un florin vingt et un kreutzers , etc. Un tel système rend les transactions habituelles moins faciles.

.ai 8. Le TUre est le degré de fin auquel le métal est employé dans les monnaies. On vient de voir qu'il est important de ne jamais l'altérer en rien , à moins du* changement total d'un système monétaire vicieux. Quant au taux du Titre qu'il est préférable d'admettre, il est hors de doute que, sous le rapport de la plus grande facilité des transactions , on trouverait beaucoup d'avantage à employer l'or et l'argent à desTitres élevés ; mais l'expérience a démontré que ces métaux monnayés à des Titres très^purs sont beaucoup plus susceptibles de s'altérer par le frot-

VALEUR ET fiOIDS DES MONNAIES ANTIQUES. 1 67

tement que lorsqu'ils sout mêlés à un alliage^ même peu considérable ('). En France , par suite de Tapplication du système décimal à tout rétablissement monétaire, les monnaies dW et <l'argeiit sont à neuf dixièmes de fin et un dixième d'alliage.

21^ Le Poids des monnaies est fixé en raison des fractions monétaires qu'elles valent légalement, et de leur Titre. On a vu qu'il ne doit pas être plus altéré que le Titre.

220. La valeur Légale ou Nominale est la valeur déterminée parla loi, en rapport avec l'Unité monétaire ; c'est la valeur qui sert de règle à toutes les autres , cdle pour laquelle une monnaie est reçue dans les transactions , le nom , en un mot , que l'on affecte k une certaine quantité de métal.

221. La valeur Métallique est le prix réel et va» riable du métal dont la monnaie est formée.

222. U est évident qu'une monnaie doit avoir une valeur Légale un peu supérieure à sa valeur Métallique , parce que la fabrication est aussi une valeur dont il doit être tenu compte dans le prix de chaque objet manufacturé dont on tire un service. Si la monnaie était fabriquée sans frais , elle serait presque continuellement fondue pour les usages habituels qui exigent l'emploi du métal.

Mais observons que ce prix de fabrication n'est cependant qu'une fiction quand il a été retenu sur la masse du métal employé; car le nom qu'on donne à la

(') Considérations générales sur les monnaie^ , par Mongez. Paris, Agasse, an ly, în-6, 26.

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monnaie , et la valeur qu'on lui attribue légalement , ne sont eux-mêmes que des fictions de la loi, que des moyens d'indiquer un poids et un titre déterminés dans les monnaies telles qu'elles existent.

2^3. Observons aussi que le même métal non monnayé, l'argent en lingots, n'est, à côté de l'argent monnayé , qu'une marchandise qui suit les chances de toutes les valeurs, c'est-à-dire qui varie perpétuellement dans ses prix, dont les stipulations sont déterminées en argent monnayé. Ces variations sont telles, que quelquefois l'argent en lingots, par le besoin du commerce, arrive à un prix si élevé, qu'il est avantageux d'en faire avec de l'argent monnayé ^ et de fondre les monnaies pour les réduire en lingots.

J224. Ne perdons pas de vue non plus qu'il s'agissait ici d'examiner la théorie de la valeur des monnaies , pour pouvoir s'en rendre compte avec plus de clarté , dans l'hypothèse d'un seul métal-monnaie , de l'argent. Si l'on veut ajouter aux combinaisons résultant de l'argent-marchandise échangé contre l'argentmonhaie, celles qui sont produites par les variations de prix de l'autre métal précieux , de l'or , on arrive à des considérations plus compliquées encore , aux hautes conceptions commerciales. On revient alors , en définitive, à cette idée première de tout le système, que les trois métaux monétaires , monnayés et non monnayés, sont tous, séparément, des marchandises diverses , à une partie desquelles la loi imprime des marques qui en constatent uniquement le titre et le poids, et qu a l'une de ces marchandises ou reconnaît généralement l'avantage de représenter toutes

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