‹ Manuel de numismatique ancienneChapitre 50 sur 98 · MONNAIES ET MÉDAILLES FAUTIVES · texte numérisé non relu

MONNAIES ET MÉDAILLES FAUTIVES

dans la gravure des coins , relativement aux légendes. Quelques autres fautes de gravure ont été commises , mais elles tiennent à l'art ; les indiquer serait sortir du'but de cet ouvrage, et des détails isolés à cet égard seraient incomplets et sans .utilité.

Les fautes commises dans la fabrication des monnaies sont aussi de diverses natures , et il est à propos d^en désigttbr les principales.

535. Coins mal employés. Ces erreurs*monétaîres se trouvent quelquefois. Dans les moanaies des Peu^ pies. Villes et Rois, les fautes ^e cette nature sont assez difficilement reconnues ^ par la grande variété d'espèces de types qui se trouvent souvent réunies sans règles bien fixes; mais dans les monnaies de coin Romain, bes sortes de fautes sont aisément aperçues, à cause de la réguflarité dujsy«tème monétaire Romain à cet égard. Ainsi'on voit quelquefois un Revers connu pour appartenir à une pièce d'un Empereur, placé au Revers d'une pièce de sa femme, ou le contraire. Le méme« changement a lieu du père au £ls, ou du fils au père. On trouve quelques exemples de pièces représentant te même coin sur leurs deux côtés, Avers et Revers. Quelques autres irrégularités de semblable nature se rencontrent.

536. Types doublés. Les fautes de cette nature résultent de ce que le flan a coulé entre les coins après avoir reçu les premiers coups, de sorte que Ton voit sui' la pièce lés empreintes dqubles, de façons plus ou moins irrégulières. Il n'y a pas beaucoup d'exemples de ce genre d'erreurs monétaires parmi les monnaies des Peuples, Villes et Rois;

1à5& ÉLiMENB, CHAPITRE XIll.

in^i3 en en trouve davantage dans les inonnaies

Romaines.

§57. Il ne doit paf être question ici des pièces frappée^ avec d'autres pièces, antérieurement émîses, en place de flans ^ et sur lesquelles «on aperçoit des traces des types primitifs. Ces traces ne constituent pas réelietnent des erreurs monétaires; elles sont Içs résultats, souvent inévitables, de ce genre de fabricatibn. Il a été question , dans le Chapitre YI, de cetle na'ture de monnaies, nommées pièces refrappées [\%S).

558. Pièces incuses. Cette faute monétaire avait lieu lorsque, api:ès avoir frappé une pièce, au lieu de •Fôter, Qn la laissait sur le coin inférieur, en plaçant sur elle le nouveau flan. Il en résultait ^que ce nouveau flan, çtant fï*appé, représentait d'un côté^ en relief, le sujet du coin supérieur, et de l'autre , en creux, le mérfië sujet produit par la pièce précédemment fçappée. On trouve peu de ces sortes de pièces dans les monnaies des'Peuples, Villes et Rois; mais elles sont assez communes dans celles de coin Romain, particulièrement dans les Consulaires d'argent (fai.)

559. Il ne faut pas confondre ces pièces incuses ^ «résultats d'erreurs monétaires, avec celles qui ont été frappées exprès , d'un côté en relief et de l'autre en creux , au moyen de deux coins différens. Ces pièces sont des praniers temps du monnayage et appartiennent à la Grande-Grèce. Il en a été question au Chapitre Vï , et l'on y a vu qu'il convient, pour les distinguer des pièces dont il s'agit ici, de

FALSIFhDATIOlrS ANCIENNES. ' ^Sg

leur donner le nom de pièces de fabrique incuse

540. Quelques autijes erreurs monétaires moins importantes provenant «de la fabftcation se rencontrent quelquefois. D^autres particularités, qui pourraient passer pour des erreurs monétaires» doivent éu*e considérées comme tenant à des n^odes admis de ËJ>rication. Je citerai '^dntre' autres l£s pièees* à larges bords, ou frappées sur de^ flans plus larges que les coins, ne Tauraient demandé. Il a été question" de ce genre de fabrication dans le Chapitré VI (iq5).

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