CHAPITRE PREMIER
Af FBCTIONS DU CRANE ET DU CBRVBAU*
Art. I. — Aénena des parties mollea ezUriewee mi créwi.
Plaies des tégumenti du crdne.
A. Parinitrwnenis piquants,— Les plaies perpendiculaire» aux os du crâne ne sauraient être profondes ; celles qui sont obliques n'dttt aussi qu'une étendue peu considérable, tiar les téguments sont blèntét traversés de dedans en dehors ; elles n'ont généralement aucune gravité : il est des cas cependant dans lesquels on peut observer Une hémorrhagie, un érysipèle, un phlegmon dilïbs ; ces complications seront
(1) Thète de Paris, 1848, n» 54.
436 fATBOLOGie CHlRURGlCàLC.
étudiées plus loin. Pour le traitement, on se bornera a appliquer quelques compresses d'eau fraîche.
B. Par instruments tranchants. — Elles se comportent au crâne comme dans toutes les autres parties du corps; il n'y a en ^néralqne peu d'écartement ; Tabsence de mobilité rend facile la réunion immédiate : il suffira de raser le cuir chevelu, de rapprocher les bords de It plaie et de maintenir la réunion à l'aide de bandelettes agglutinatires. Elles sont sujettes aux mêmes complications que les précédentes.
C. Par instruments contondants. — Les contusions légères du criiie ne présentent aucunes indications particulières.
Les contusions violentes sont souvent accompagnées d'une tumevr constituée par du sang épanché dans le tissu cellulaire sous-cutiii ou entre l'os et le pérlcrâne ; ces tumeurs sont quelquefois dorei dans toute leur étendue, d'autres fois elles sont molles au centre; dans ce dernier cas, les téguments se laissent déprimer, et l'on poivrait croire à une fracture ou à un enfoncement des os du crâne; l'illusion seiait plus complète encore si dans le fond de la tumeur M sentait les battements d'une artère. Mais il est facile d'éviter une erreur de diagnostic en exerçant une pression soutenue sur le relief de k tumeur. La résolution en est la terminaison la plus fréquente. La compression qui change un épanchcment sanguin en une infiltration , l'application des résolutifs sont les moyens qu'il convient de mettre ou usage. Si l'épanchement était très étendu, si l'on enignait l'inflammation du foyer, on évacuerait le sang en faisant une incision vers la partie la plus déclive, et, à l'aide de la compression, oa maintiendrait les téguments convenablement appliqués. 11 est souvent possible de prévenir ainsi l'exfojiation des os du crâne.
Les plaies conluses sont quelquefois tellement nettes, qu'elles semblent faites par un instrument tranchant. Elles sont d'autres fois mâchées, jdilacérées. Elles nécessitent le même traitement que les simples solutions de continuité; elles exigent une surveillance plus active, car les complications sont plus à craindre.
D. Plaies à lambeaux. — Les plaies avec décollement des téguments du crâne sont assez fréquentes, et on le comprend facilement : en effet, l'agent vulnérant, après avoir produit une solution de continuité, glisse sur les os du crâne, et repousse au-devant de lui les téguments qu'il décolle dans une étendue plus ou moins considérable.
Le lambeau sera réappliqué et maintenu à l'aide de bandelettes aggluliiiatives : s'il se formait un épanchement de sang à sa base, on ferait une compression suffisante ; si enfin du pus s'accumulait audessous des téguments imparfaitement recollés aux os du crâne, on Tévacuerait en détruisant la cicatrice daps un point ; et si ce moyen n'était pas praticable, on ferait une incision.
La dénudation qui résulte de ces sortes de plaies ne présente pas généralement de gravité ; si le lambeau est convenablement appliqué, la réunion aura lieu dans la plupart des cas ; mais quelquefois la dénu-