‹ Manuel de pathologie et de clinique chirurgicales v.2, 1958Chapitre 113 sur 188 · LÉSIONS D£S OS DU CEANS · texte numérisé non relu

LÉSIONS D£S OS DU CEANS

lions particulières ; on se comportera comme dans les plaies des parties molles. Si la plaie est plus profonde, on rapprochera léB téguments, sans chercher à obtenir une réunion par première intention, car 11 faut réserver au pus une issue facile. Si l'os a été détaché, qu'il ait conservé ou non des adhét enoel 6tendue§ Hteo lès parties molles, il Âiut l'enlever et rapproeher les tégumentSi Gependfliit on « ôofiseillé» dani le cas où le portion d'os avait oon^ervô déS adhérences asses étenduei} de réappliquer U rendelle osseuse sur la perte de «obstaflce et d'atieti' dre la cicatrisation . Cette pratique compte quelques suocès ; fliais à quel revers ne se trottte^ton pas euposé efl songeant que l*on se plaeé dans les conditions des ft*aetufes aveo plaies, que, par conséquent, eti doit redouter une longue suppuration. Le eontaOt du pus avee la duremère, la présenoe d'un es qui a de la tendanee à se néoroser, exposent à l'inflammation des enveloppes du eerveau et eux aceidents les plus graves. Les ohanees d'accidents seront à la TéHté moins grandes sf la table externe seule a été enlevée \ mais à quoi bon entraver la guérlsott alors que la table interne est eneore m agentsufflsant de proteetion pour l'encéphale.

Lorsque après la guêHson de celle espèce de plaie il restera une perte de substance aux os du crâne, on protégera le cerveau contra les pressions extérieures et on préviendra sa hernie à l'aide d'une calotte de métal, de cuir bouilli, de caoutchouc.

Instruments contonâanls. — L'action deS corps contondants sur le crâne peut déterminer, outre les fractures dont nous aurons a nous occuper dans un autre article, la contusion de leur tissu ou la disjonction des sutures. Cette lésion serait caractérisée par la déchirure des vaisseaux de la table externe, du diploé, et même de la table interné, par répanchemeni de sang dans les alvéoles du tissu osseux.

En face de semblables désordres qui semblent présager une nécrose imminente, avec formation de pus, qui va se trouver en contact avec lêft enveloppes du cerveau, on n*a pas hésité à conseiller l'opération du tré* pan. La gravité des accidents qui accompagnent la contusion des os du crâne explique parfaitement les craintes des chirurgiens et justifie la pratique qu^Us conseillent.

Mais il Se présente une difficulté fort grande, à savoir copiment on pourra reconnaître la contusion. Les signes donnés par les auteurs ne nous semblent pas assez précis ; ainsi, le mauvais aspect des bords de la plaie, le décollement du périoste, la couleur livide de Tos, l'œdème des parties molles, nous paraissent des caractères beaucoup trop v&gues pour que l'on se décide à appliquer une couronne de trépan. La difRculié augmentera encore s'il n'existe pas de plaie aux téguments. Devra- t-on inciser jusqu'à l'os pour constater son état, ainsi que cela a été conseillé ? Nous rejetons ce moyen , et nous donnons ce conseil d'une manière d'autant plus absolue que Texainen de l'os ne conduira presque jamais a un diagnostic certain : nous pensons donc que ce qu'il y a de mieux à faire dans ces circonstances est de prescrire un traitement antiplilo;

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t^istique énergique, des réfrigérants sur la tète, des révulsifs sur le tube digestif, sauf à recourir, si Ton observait des symptômes de compression du cerveau, à l'application d'une couronne de trépan.

Les contusions de la tète sont quelquefois accompagnées ^écartement des stUures. Cette lésion, qui est fort rare, ne saurait être observée que ches les enfants ou les adultes , et bien rarement chez les vieillards, dont les sutures sont presque toujours ossifiées.

L'écartement des sutures est souvent accompagné d'une fracture plus ou moins étendue *, elle constitue une affection grave , à cause de la déchirure des vaisseaux, du décollement de la dure*mére et de répanchement sanguin intra-crânien. 11 est quelquefois possible de sentir l'écartement à travers les téguments, mais souvent ce signe échappe ; il n'est pas rare, au contraire, de trouver de la tuméfoction.

S'il existait des symptômes de compression , l'incision des téguments pour donner issue au sang épanché et, en cas d'insuffisance, l'application d'une couronne de trépan, seraient justifiées.

§ 2. — Fractures des os du crâne.

ÉtMogie el mécanisme. — Elles sont presque toujours le résultat de l'action d'un corps contondant. Lorsque la fracture a lieu dans le point où le choc a porté, elle est directe ; lorsqu'elle siège dans un point qui en est plus ou moins éloigné , elle est indirecte ou par contre-coup. Dans ces dernières, la fracture a lieu tantôt dans un point diamétralement opposé à celui où le coup a porté, tantôt sur l'os qui s'articule avec celui qui a reçu le choc, tantôt sur l'os qui a été atteint, mais dans un point plus ou moins éloigné ; enfin, on a observé des fractures de la table interne, la table externe étant restée intacte. 11 est démontré aujourd'hui que les fractures par contre-coup sont beaucoup plus rares qu'on ne le pensait. M. Aran a fait voir, par une série d'expériences, que les fractures de la base n'étaient qu'une extension d'une fracture siégeant dans un point plus ou moins éloigné ; cependant, on ne saurait nier qu'il existe des fractures isolées de la base du crâne. Les recherches de M. U. Trélat (1) l'ont conduit à formuler des propositions encore plus absolues : selon lui, il n'existe pas de fractures par contrecoup, les fractures ne sauraient être que Textension d'une fracture directe, et s'il est des cas où l'on a observé une fracture isolée de la base du crâne, c'est lorsque cette boîte osseuse a été profondément désorganisée par des fractures multiples. Il admet que les trous et les fentes de la base du crâne peuvent arrêter la fracture dans une certaine limite, et exigent pour être franchis un déploiement de force considérable.

Ces fractures sont linéaires, rectilignes, onduleuses ; d'autres sont en étoile. Dans quelques cas un fragment se trouve isolé entre

(1) Uly. Trblat, Des conditions de résistance du crâne. ( Bulletins de la Société analomique, 1855, l. XXX, p. 121.)

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