‹ Manuel de pathologie et de clinique chirurgicales v.2, 1958Chapitre 122 sur 188 · II. TrUEURS DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

II. TrUEURS DES PAUPIÈRES

§1.— Orgelet

On appelle orgeîel ou wgeolet le furoncle du bord libre des paupières.

I^es caractères de l'orgelet sont exactement les m^es que ceux du furoncle : tumeur dure, livide, douloureuse, se terminant toujours par suppuration et par la sortie du bourbillon. Il se développe le plus sou^ vent vers la foce externe des paupières ; il est alors moins grave que celui qui se montre sur la face interne, car, dans ce dernier cas, non seulement.il gène la vision, mais encore il peut irriter le globe de l'œil par les freUementi^ qu'il exerce sur lui. L'orgelet peut être chronique, la tumeur est dure, indolente, gêne la vision; au bout d'un mois cl môme plus, elle s'enflamme, et prend tous les caractères de l'orgelet aigu.

Le traiUment de l'orgelet consiste dans des applications et des l«)lions émoUientes sur les paupières. Si l'ouverture tardait trop à se faire, on pourrait pereer la tumeur avec la pointe d'une lancette ou d'un bistouri.

Si l'orgelet était développé sous l'influence d'embarras du cdté des voie's digesiives, il faudrait combattre cette lésion par de légers laxa> tifs dans la crainte devoir l'afTectionfuronculcuse récidiver.

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I 2. — Kysies.

On rencontre quelquefois sur le bord libre des paupières de petites lufiicurs qui s'avancent entre les cils et prédomiaent plutôt du côté de la peau que du côté de l'œil. On leur a donné le nom de milletf de chalazioriy de gréions^ de Uîhiatii. Ces petits kystes renferment quelquefois un liquide sctcux, d'autresfois, de la matière sébacée ; elle parait due à roblitéralion d*uu follicule sébacé. Ces tumeurs ne ^Qentque quand elles ont acquis un volume un peu considérable.

Puur les enlever, on les saisit avec un ténaculum, et on les emst avec des ciseaux ; on prévient la récidive en cicatrisant le fond de la plaio qui peut renfermer quelques débris du kyste. M. Carron duTilbrs Conseille chez les malades pusillanimes d'enfoncer avec une aiguille â vaccin dans le fond de la tumeur un peu de pâte de Vienne.

Les kystes que l'on rencontre dans l'épaisseur de la paupière sont dus à l'oblitération d'un follicule sébacé ou d'une des glandes de Meibomius ; ils sont sous-cutanés ou sons-muqueux ; quelquefois Us sont au-dessous du muscle orbiculaire des paupières, ils contractent, dans certains cas, des adhérences avec le cartilage tarse.

Les kystes sous-cutanés, offrent à peine de l'intérêt. A part la petite difformité qu'ils occasionnent, ils ne causent aucun accident; arrivés ù un certain volume ils restent stationnaires, quelquefois ils suppurent: d'autres fois ils disparaissent spontanément, soit complètement, soit en laissant une petite tumeur d'apparence fibreuse, appelée chalasion.

Les kystes sous-conjonctivaux, a moins qu'ils n'aient un volume assez considérable, ne peuvent être aperçu qu'en renversant la paupiùre,

Le traitement de ces kystes ne sera tenté que d'après l'expresse volonté du malade , car la disparition spontanée explique ces cas de (Cuérison obtenus par les fondants et les résolutifs. Le traitement réel- , louKMit efficace consiste dans l'application de moyens chirurgicaux; ruhlation, soit par la peau, soit par la conjonctive, suivant le siège da kyste, l'excision d'une des parois et la cautérisation.

Parmi les tumeurs des paupières on décrit encore la fntsiule ma- /^/t>e, Vœdème des paupières, les poireaux, les verrues^ etc. Nous ne nous arriHerons pas ù ces tumeurs qui oe présentent dans cette région rirn do particulier.

Los paupiùres sont le siège de cancer appartenant à la variélê (''pilliéliale ; ils ne présentent dans leur marche rien d'important à noter. Nous devons toutefois signaler ce fait, à savoir que la blépluroplastie est nécessaire pour remédier à la perte de substance qui ré suite (le l'ablation du mal, et que l'opération est quelquefois impraticable à cause du prolongement de la tumeur dans la profondeur de l'orbite.

Les paupières peuvent être affectées A*ulcères syphilitiques primitifs ; on observe quelquefois sur leur bord libre des ulcérations seconda ires , consécutives à des pustules d'ecthyma ou à des tubercules suppures ; ou bien, enfin, des ulcérations tertiaires consécutives à la fonte de tumeurs gommeuses sous-cutanées.

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