‹ Manuel de pathologie et de clinique chirurgicales v.2, 1958Chapitre 130 sur 188 · II. XÉRoraTHALms · texte numérisé non relu

II. XÉRoraTHALms

On donne ce nom à une altération particulière de la conjonctive, caractérisée par la rétraction et le dessèchement de ce^te membraos.

Symptomatologie. — La eonjonetive bulbaire et palpébrala est desséchée, d*un rouge pâle, insensible au contact des corps exténeurs; elle a diminué d'étendue, ses culs-de-sac sont aïoins profonds; la earoBCuIe est aplatie; la cornée est grisâtre, dépolie ; les mouvements du globe de l'œil sont gênés, limités ; r<ieil est sec, la sécrétion lacrymale est suppritfiée ou très affaiblie. Les paupières perdent leurs cils, sont rapprochées, de sorte que l'ouverture palpébrale offre mofau d'étendue qu'à l'état normal ; la vue, d'abord troublée, finit par être complètement abolie ; il est un fiiit remarquable, c'est que la vue se conserve beaucoup plus longtemps que ne pourrait le faire suj^NMer l'état de l'appareil de la vision.

Gelte affection, qui a été parfaitement caractérisée par le nom de cutisation de la conjonctive, est très grave ; elle attaque les deux yeux à la fois et conduit infailliblement à la cécité, car jusqu'à présent elle n'a pu être modifiée par aucun traitement.

TraUement, — Les cautérisations de la conjonctive palpébrala et oculaire, les dérivatifs de toute sorte, les pommades les plus variéei, les vésicatoires sur les paupières, les injections huileuses etémoUientat, Iss excitants de l'appareil lacrymal , tels que l'exposition da rosil à l'action du suc de l'oignon commun , médication dont on trouve Vindieation dans Oribase, tout a échoué. Dans ces derniers temps, on s eonseillé la glycérine appliquée sur la conjonctive : il est à craindre que ce produit ne donne pas plus de succès que tous ceux qua nom avons indiqués.

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