‹ Manuel de pathologie et de clinique chirurgicales v.2, 1958Chapitre 144 sur 188 · II. Blessures de l'ieis · texte numérisé non relu

II. Blessures de l'ieis

L'iris est souvent blessé à la suite des opérations qui Se pfati^UAtft sur le cristallin et sur la capsule : c'est ainsi qu'on remarque des

piqûres, des plaies, des contusions de l'Iris. Nous ne nous occupai pas de ces sortes de lésions qui trouveront place dans la descriptior la cataracte ; nous n'aurons donc à décrire ici que les lésions accic telles.

1" Piqûres. — Elles sont toujours accompagnées de la ble» d'une ou de plusieurs des membranes de l'œil. Souvent elles : causées par une aiguille, une pointe de ciseaux, etc. M. Desma rapporte un cas dans lequel l'iris aurait été traversé par un piqi de châtaigne implanté dans la cornée. Le cristallin est souvent bli à la suite de semblables lésions ; une cataracte traumatique en e: conséquence. Dès que l'iris est blessé, la pupille se resserre, il se dans la chambre antérieure un épanchement de sang plus ou m< considérable ; assez souvent l'iris fait une petite saillie au niveau point blessé.

Des émissions sanguines combattront l'iritis ; de l'extrait de be done introduit dans l'œil tiendra la pupille largement ouverte, afin d' pécher son oblitération ou sa déformation.

2*" Coupures, — Elles sont produites par des fragments de vei des couteaux, des ciseaux, etc. Elles sont presque toujours accom gnées de lésions graves du globe de l'œil, plaie à la cornée, à la s« rotique, au cristallin et à sa capsule ; la sortie d^une portion du co vitré est souvent le résultat d'une plaie de ce genre.

Les soins applicables aux coupures de l'iris consistent dans untra ment antipblogistique énergique ; l'œil sera préalablement débarri des corps étrangers et du sang épanché dans la chambre antérieu si le cristallin avait été déplacé, il serait extrait : on se comporte du reste, comme à la suite de l'opération de la cataracte par extracU

3* Corps étrangers. — On rencontre quelquefois des corps qui, af avoir traversé la cornée ou la sclérotique, sont venus se loger d l'iris. Ces corps étrangers sont des fragments de verre, de pierre, grains de plomb. Ceux-ci ont pu y séjourner pendant un temps as long sans que le malade souffrît de leur action ; mais leur présence milieu de l'œil détermine le plus souvent une réaction violente, uneii avec déformation de la pupille, développement de pseudo-membran opacité du cristallin et de sa capsule; la vue est perdue, le plus si vent l'œil est atrophié et déformé. La solution de continuité de cornée et de la sclérotique peut quelquefois rester béante, et de ramollissement de la cornée, hernie de l'iris, etc .

Ces corps étrangers implantés dans l'iris doivent être retirés le p tôt possible ; dans la plupart des cas, on fera à la cornée une incisi comme pour l'opération de la cataracte par extraction, et l'on ira ch cher le corps étranger avec de petites pinces. Il est inijitile d'ajou que le traitement antipblogistique le plus énergique devra combat les accidents inflammatoires qui se développeraient soit avant , i après l'opération f

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