VI. Synéchies
On désigne sous ce nom les adhérences de l'iris avec la cornée, synéchies antérieures; avec la capsule cristalline, synéchies postérieures. Dans cette affection, l'une des deux chambres a disparu, tandis que la capacité de l'autre est augmentée; l'iris est concave en avant quand l'iris adhère à la capsule, concave en arrière quand cette membrane adhère à la cornée.
Cette affection est la conséquence de maladies profondes de l'œil, d'iritis, d'ulcères de la cornée, de hernies de l'iris, etc. Elle détermine des troubles de la vision en rapport avec l'état de la pupille : lorsque celle-ci est oblitérée, la vue est perdue ; elle est à peu près incurable, à moins que des instillations d'atropine on d'extrait de belladone n'aient, au début, détruit les adhérences. La seule ressource qui reste quand la maladie n'a pu être enrayée, est l'opération de la pupille artificielle.