VI. Hydrophthalmie
On désigne sous ce nom une affection caractérisée par une sécrétion anormale de liquide dans le globe de l'œiL
L'hydrophthalmie est générale ou partielle ; cette dernière est antérieure ou postérieure.
V hydrophthalmie antérieure occupe les deux chambres de l'œil, Taugmentation de quantité du liquide porte sur l'humeur aqueuse. Dans cette affection , la cornée est saillante , parait amincie ; la sclérotique distendue est bleuâtre, l'iris parait enfoncé, flottant ; les mouvements du globe de l'œil sont difficiles. Les malades deviennent myopes, et ne tardent pas à perdre la vue.
^'hydrophthalmie postérieure est due à un épancliement de liquide entre la rétine et le corps vitré : cette variété, qui, comme la précédente, est caractérisée par l'augmentation du volume du globe de l'œil, présente, en outre, des bosselures de la sclérotique, qui est bleuâtre et couverte de vaisseaux variqueux; elle détermine quelquefois une douleur très intense. Dans un fort intéressant mémoire, M. Chavanne (1) a montré que l'hydropisie postérieure, c'est-à-dire celle du corps vitré, n'était pas déterminée par une hypersécrétion de la membrane hyaloïde, mais bien par un épanchement séreux comparable à celui des autres hydropisies.
V hydrophthalmie générale présente les caractères des deux espèces que nous venons de signaler.
(i) De V hydrophthalmie et de son traitement par les injections iodées (Archives d'ophthalmologie, t. V, p. 103).
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Les purgatifs, les vésicatotres arrêtent rarement la marche de ce affection; il ftiut avoir recours k la ponction, qui souvent n'est qu' moyen palliatif et ne produit qu'une cessation momentanée des se dents. Aussi, lorsque la vue est perdue et que les douleurs sont t violentes, on est contraint d^en venir à la section de la cornée.
H. Bonnet a conseillé, contre rbydrophthalmie, la ponction soi de riojection iodée. Sur un malade, auquel il appliqua ce mode deti tementavec un plein succès, il fit une injection d'une quantité de liqu: égale à celle qui avait été évacuée par la ponction. L'injection était co posée d'eau et de teinture d'iode en quantités égales et d'un peu d'i dure de potassium ; on laissa écouler la plus grande partie du liqui injecté. Il y eut quelques accidents inflammatoires qui se dissipèn rapidement. Cinq semaines après l'opération, le volume de l'œil et réduit d'un tiers ; l'atrophie de l'œil a continué, et cinq mois après, ( organe était réduit au volume d'une noisette (l).
YII. Atrophus du globe de l'oeil.
L'atrophie est souvent la conséquence des ophthalmies, de la kn purulente de l'œil, de la perte d'une grande portion de l'humeur vitr à la suite de plaie ou de l'opération de la cataracte. On observe, < outre l'atrophie spontanée : l'œil devient alors de moins en moi saillant *, l'iris se décolore, se déforme ; le globe de l'œil est mou, la co née se plisse, se ratatine, la vue se perd , et bientôt l'organe est rédi à un moignon plus ou moins difforme.
On conseillera un régime réparateur aux svgeta scrofuleux; nu il ne ftiut pas trop compter sur la thérapeutique pour le traiteme d'une affection dont la nature est , jusqu'à présent, compléteme ignorée.