AFFECTIONS DES TENDONS
puis abaisser la rotule. Pour la maintenir dans cette position , on peut appliquer au-dessus des condyles fémoraux une bande dextrinée qui serait attirée de haut en bas par une autre bande qui passerait sous la plante du pied ; cette bande Serait fixée par un autre bandage dextriné placé sur la jambe.
§ 2. — Inflammation et mortification des tendons,
Quelquefois, à la suite des plaies, des contusions, des tumeurs blanches des articulations, on voit les tendons se ramollir, perdre leur consistance, se désorganiser et s'échapper avec le pus sous forme de lambeaux ; il y a, en un mot, exfoliation. Doit-on attribuer ce phénomène à rinflammation? L'anatomie normale etTanatomie pathologique écarteraient cette opinion, car il n'y a que très peu de ramifications vasculaires dans les tendons, et encore celles-ci appartiennent-elles au tissu cellulaire qui les enveloppe ; et dans ce que nous appelons l'inflammation des tendons, on n'observe point la vascularisatiorl abondante qui caractérise .l'inflammation dans les autres tissus. Aussi un grand nombre d'auteurs sont-ils disposés à contester le caractère inflammatoire à cette lésion des parties fibreuses.
Quoi qu'il en soit, cette exfoliation n'est pas très rare ; on l'observe à la suite de l'inflammation du tissu cellulaire qui avoisine le tendon, dans le panaris par exemple. On la rencontre encore quand les tendons sont exposés au contact de l'air, par suite de gangrène des téguments, de plaies profondes, etc.
Les tendons d'un petit volume, et ceux qui sont renfermés dans des gaînes fibro- séreuses sont ceux dont on observe le plus fréquemment l'exfolia tion.
Certains tendons exposés à l'air ne s'exfolient pas, mais se recouvrent de bourgeons charnus, c'est ce que l'on voit pour les tendons d'un certain volume.
L'exfoliation des tendons a pour résultat la perte du mouvement de l'organe où allait se rendre le tendon. Le même résultat s'observe lorsque le tendon a contracté, en se cicatrisant, des adhérences avec les tissus environnants.
Lorsque le tendon est mortifié, il doit être rejeté, éliminé ; jusqu'à cette époque, il détermine une suppuration abondante et fétide.
Quand un tendon aura été dénudé, on aura soin de le recouvrir avec les tissus restés sains, pour prévenir, s'il est possible, son exfoliation. S'il se recouvre de bourgeons charnus, on cherchera; en imprimant des mouvements à la partie malade, à empêcher le tendon de contracter des adhérences solides avec la cicatrice.
Lorsque ces adhérences sont tellement intimes que les mouvements sont abolis, doit-on, comme on l'a conseillé, chercher à l'aide d'un ténotome à détruire, par des incisions parallèles au tendon, toutes les adhérences que celui-ci a contractées dans tous les sens?
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