DES FRACTURES EN PARTICULIER
Z. Fraetures 4ii nez.
Nous comprenons, sous ce titre, les fractures des os propres ()u nez et celles des apophyses montantes des maxillaires supérieurs.
Ces fractures sont assez rares. Elles sont le résultat d'une chute sur le nez, d'un coup violent porté sur cette région.
Tantôt la fracture est simple et ne présente alors que peu ou point de déplacement ; tantôt il existe plusieurs fragments ; les os sont alors enfoncés du côté des narines.
Cette fracture se complique d'une contusion violente des parties molles, de déchirure de la pituitaire, d'une épistaxis abondante, et quelquefois d'un emphysème assez considérable, qui s'étend au front et aux paupières. Lorsque la solution de continuité de l'os s'est étendue jusqu'aux voies lacrymales, il peut survenir une fistule des plus rebelles. Boyer en rapporte un exemple. Enfin on a signalé des accidents cérébraux fort graves, attribués à une fracture de la lame criblée de l'ethmoïde ; mais ceux-ci peuvent être dus à l'action de la cause qui a déterminé la fracture.
(1) Archives générales de médecine, 1836, 2" série, t. X, p. 183. (i) MoscATi, Fractures du col de l'humértts, dans les Mémoires de l'Académiç de chirurgie, t. IV, p, 6Î5,
212 pATHOLOGIfi CHIKURGIOALE.
Le diagnostic est assez facile,' à moins que lef |>arties ne' soient le 8ié(^e d'un gonflement considérable. J^,
Le pronostic est en général peu grave, cepetiaant il faut tenir compte des accidents qui peuvent compliquer cette fracture.
Traitement, — Lorsqu'il n'y a pas de déplacement, on se borne à des applications résolutives ; si les fragments sont enfoncés, ils seront relevés à l'aide d'une soude introduite dans la narine, et remis en place par les doigts placés à l'extérieur. Si le déplacement avait de la tendance à se reproduire, on introduirait dans la narine une canule de gomme élastique, un bourdonnet de charpie.
ZX. Fracturef de l'of mazillaîre supérieur.
Ces fractures sont fort rares : elles sont produites par un choc violent sur la mâchoire, ou par une pression violente exercée sur la tête, le menton étant fixé ; par les projectiles lancés par la poudre à canon ou par l'explosion d'une arme à feu dans la bouche.
La fracture peut occuper le bord alvéolaire seulement ; c'est ce qui arrive quelquefois dans l'avulsion des dents; elle peut être compliquée de la perforation du sinus maxillaire, de celle de la voûte palatine, de la lésion du canal nasal.
Le traitement consiste à mettre les fragments en place et à les maintenir : si c'est le bord alvéolaire qui a été fracturé, il faut lier la dent de ce fragment aux dents voisines; les deux arcades dentaires seront maintenues immobiles à l'aide d'un bandage, et le blessé nourri avec des bouillons ou des potages très liquides.
IZZ. Fractures de l'os malaire et de l'aroade sygomatîque.
Ces fractures sont assez rares et produites, le plus souvent, par une violence directe. A part la difformité à laquelle il est difficile de remédier, car on ne doit point faire usage, pour remettre en place les fragments enfoncés, de leviers qu'on introduirait par une plaie faîte audessous ou au-dessus de la fracture , ces lésions ne sont pas graves par elles-mêmes ; mais comme la cause qui les a produites a dû agir sur la tôte avec une grande violence, les suites peuvent cire très fâcheuses.
TV, Fractures de l'apophyse mastoïde.
Dupuytren en a observé un cas produitpar une balle. Le symptôme qui appelait spécialement l'atlcntion était un ccarlement entre les fragments, lorsque le blessé flccliissait la tête du côté opposé ù la fracture. Un bandage de corps placé sous l'aisselle, des circulaires autour (le la tôte, ont servi à fixer un lien qui maintenait la tète fléchie du côté de la fracture ; la consolidation était complète le vingt cin- (juicnie jour.