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restait à droite fut eflfacée par une pression exercée de dehors en dedans. Toute trace de difformité avait alors dispëtu, et Ton pouvait mouvoir le nez saHs (tUe le dêplacemèrit se reproduisît.
§ 3. — Luœation de la mâchoire inférieure.
Les luxations de Tos maxillaire inférieur sont assez rares. Le dépla* cernent peut exister des deux côtés, luxation des denœ condylei; a*un seul côté, luxation d'un condyle ; dans ces deux espèces le condyle se porte en avant. M. Robert a observé un cas de luxation en haut otl dans la fosse temporale; enfm, Ast. Coopéra désigné sous lo hom de subluocalion une espèce de déplacement sur laquelle il donne peu de détails.
Éliologie. — La luxation de la mâchoire inférieure s'observe à la suite de violents efforts pour ouvrir la bouche, tels que le vomissement, le bâillement, etc. ; quelquefois encore, à la suite de violences extérieures, comme un coup de poing, la bouche étant ouverte, une chute, etc. Dans ces circonstances, l'action porte sur le menton. Une luxation antérieure, la laxité des ligaments ont été signalées comme causes prédisposantes de la luxation.
Analomie pathologique. — Suivant Boyer et la plupart des auteurs modernes, le condyle de la mâchoire inférieure viendrait se placer en avant de la racine transverse de l'arcade zygomatique. M. Malgaigne fait observer que dans l'état normal, lorsque la bouche est ouverte, le condyle se place au-devant de la racine transverse, et cependant il n'y a pas.de luxation. M. Nélaton ayant entrepris des recherches pour résoudre cette question, a constaté, ainsi que l'avance M. Malgaigne: « r que si le condyle se trouve en avant, seulement autant que le permet la laxité de la capsule, le déplacement disparaît forcement aussitôt que l'on rapproche les arcades dentaires ; la saillie de l'apophyse du temporal ne met aucun obstacle à la rétrocession de la mâchoire ; 2' que si Ton vient à couper la partie antérieure de la capsule de manière que le condyle puisse en sortir et s'avancer de quelques millimètres, on remarque que le déplacement est permanent, non pas comme on pourrait le croire, à cause de la saillie de l'apophyse Iransverse, niais parce que le sommet de V apophyse coronolde vient arC'bouler contre Vangle inférieur de Vos malaire, en dehors dû tubercule qui résulte de la jonction de cet os avec la tubérçsité maxillaire, et se loger dans la petite fossette que nous avons dit exister dans ce point.
)) Ce contact de l'apophyse coronoïde nous paraît être une condition indispensable pour qu'il y ait une véritable luxation, et pour cela le déplacement n'a pas besoin d'être extrême, il suffit que le condyle s'avance de 3 ou 4 millimètres.
» Lorsque la luxation est produite par une violence extérieure, il est probable que le sommet de l'apophyse coronoïde déchire quelques
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flbras du masséter et du temporal, et vient se loger dans Tépaisseur de ces muscles, ce qui augmente encore la difficulté de réduction.
» Lorsqu'un seul condyle est déplacé, Tapophyse coronoïde vient se placer en dedans du tubercule malaire, le condyle du côté opposé reste dans la cavité glénoïde, et éprouve seulement un mouvement de torsion (1). »
Après ce que nous venons de dire, on comprend facilement que la luxation de la mâchoire inférieure doit être rare, attendu que chez tous les sujets l'apophyse coronoïde ne présente pas une longueur suffisante pour rencontrer la tubérosité malaire. Chez les enfants, l'apophyse coronoïde est très courte ; chez les vieillards, cette éminence étant portée en dehors, il n'est pas surprenant qu'il soit presque sans exemple que la luxation ait été observée dans ces conditions.
Symptomaloiogie. — Luxationdes deux condyîes. — La bouche est ouverte et ne peut se fermer ; la mâchoire inférieure est portée en avant; les dents incisives inférieures sont en avant des supérieures, les dents molaires ne se correspondent plus, la salive s'écoule involontairement ; l'articulation des sons, la déglutition sont difficiles, la mas* tication est impossible. En avant du conduit auditif, on sent une dépression dans le point correspondant au condyle déplacé ; les joues sont aplaties ; le temporal est fortement tendu, et les masséters font une forte saillie en arrière.
Luocalion d'un seul condyle. — La bouche est moins entr'ouverte que dans la luxation précédente ; le menton est dévié dans le sens opposé à la luxation ; la commissure labiale du côté sain est tirée en bas ; la joue du côté de la luxation est aplatie ; la dépression que nous avons signalée en avant du conduit auditif n'existe que du côté de la luxation.
Diagnostic. — Il est difficile de confondre la luxation de la mâchoire avec une autre affection ; cependant, les annales de la science ne manquent pas d'exemples d'erreur de diagnostic, cette maladie ayant été prise pour de l'épilepsie, de la paralysie, etc. Il est deux signes à l'aide desquels on reconnaîtra toujours la luxation de la mâchoire, savoir : l'immobilité de l'os maxillaire inférieur et la dépression que laisse le déplacement des condyîes. Ce dernier signe, s'il n'existe que d'un seul côté, indiquera que la luxation est unilatérale.
Pronostio, — Peu grave en ce sens que jamais une luxation simple de la mâchoire inférieure ne détermine des symptômes généraux de quelque gravité. Si la luxation n'est pas réduite, les mâchoires se rapprochent peu à peu, et la mastication, la déglutition, l'articulation des sons, bien que gênées, deviennent possibles.
Traitement. — Si la saillie de l'apophyse coronoïde est l'obstacle qui s'oppose à la réduction de la luxation, il suffira de dégager cette
(I) NéuTON, Élémentt de pathologie chirurgicale^ 4847, t. Il, p. 3H,
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apophyse en pressant sur son sommet, et la luxation se réduira d'ellemême par suite de la contraction des muscles élévateurs de la mâchoire. Quelquefois il est bon d'imprimer à la mâchoire inférieure un mouvement de propulsion en arrière pour dégager Tapophyse coronoïde ; il suffit d'exercer une pression sur le sommet de cet os, même à travers les téguments de la joue. Dans des cas plus graves, il est utile d'exercer à la fois et un mouvement d'abaissement sur les dents molaires et d'élévation au niveau du menton. C'est d'après ce principe que sont basés presque tous les procédés de réduction qui ont été imaginés.
La luxation unilatérale nécessite le même traitement que la luxation bilatérale.
Dans quelques cas difficiles on a dû réduire l'une après l'autre chaque articulation déplacée.
lorsque la luxation est ancienne, les procédés ordinaires ne suffisent plus ; le levier de Stromeyer a pu rendre dans ces circonstances des services signalés.
Nous ne ferons que mentionner la subluxation d'Astley Gooper, qui serait caractérisée par le glissement du condyle sur le cartUage interarticulaire. L'obscurité de la description d'Astley Cooper ne nous permet pas de faire l'histoire de cette espèce.
LuaxUion dans la fosse temporale. — Cette espèce a été signalée par M. Robert, qui en a observé un cas. Le déplacement était accompagné d'une fracture de la mâchoire inférieure ; la lésion avait été produite par le passage d'une roue de voiture ; le condyle était sorti de la cavité glénoïde et était venu se placer dans la fosse temporale en passant au dehors de l'arcade zygomatique.