‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 106 sur 292 · Nocard. Académie de médecine · texte numérisé non relu

Nocard. Académie de médecine

î. Congrès de la tuberculose. Paris, 1893.

318 MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE

destruction des bacilles. La dose, au début du traitement, est de 5 milligrammes; elle peut dans la suite être portée à 50 centigrammes. Les résultats sont encourageants : sur 150 phthisiques traités depuis un an, Klebs compte 17 pour 100 de résultats nuis, 22 pour 100 d’améliorations légères, 50 pour 100 d’améliorations très notables et 8 pour 100 de guérisons. La dyspnée disparaît en général la première; la fièvre hectique diminue et le pouls se régularise.

C. Spengler (de Davos) a combiné l’action de la tuberculine de Koch à la tuberculocidine de Klebs. Il a injecté un mélange du */10 à ‘/so de milligramme de tuberculine avec 5 à 20 milligrammes de tuberculocidine : les injections ont été faites plusieurs jours de suite et la fièvre a cédé dans certains cas. Chez trois malades atteints de tuberculose pulmonaire, Spengler a obtenu des résultats favorables : dans un cas de lupus de la face, au bout de quelques jours la guérison était en bonne voie.

La sérothérapie a été largement expérimentée dans le traitement de la tuberculose pulmonaire. Les injections sous-cutanées du sérum artificiel donneraient de bons résultats (Babès)1.

Occupons-nous maintenant du traitement thermal et du traitement climatérique, appliqués à la tuberculose pulmonaire, importante question si remarquablement étudiée par M. Jaccoud dans un ouvrage auquel j’ai déjà fait de nombreux emprunts2. D’une façon générale, les cures thermales sont absolument contre-indiquées tant que le malade est sous le coup d’hémoptysies ou d’accidents fébriles; on ne peut penser à la cure qu’après une certaine sédation. Aux malades atteints de tuberculose à forme torpide, peu enclins aux réactions vives, aux hémoptysies, aux phlegmasies broncho-pulmonaires fébriles, on conseillera des eaux sulfureuses, telles que

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