Congrès île la tuberculose. Paris
2. Jaccoud. Curabilité et trait, de la phtinsie pulm. Paris, 1881. — Dettweiler. Rev. de méd., sept. 1888.
MALADIES DU POUMON
Cauterets et les Eaux-Bonnes. Mais aux malades atteints de tuberculose pulmonaire à forme éréthicjue, fluxionnaire, on conseillera les eaux alcalines chaudes de Royat, d’Ems, ou les sources sulfureuses froides d’Allevard.
Une distinction analogue doit être établie quand il s’agit de choisir un lieu de résidence favorable aux tuberculeux. Ceux qui ne sont pas enclins aux formes éréthiques de la phthisie, aux excitations fébriles, aux battements de cœur, se trouveront bien des stations à altitude élevée, et en premier lieu se placent Davosplatz et Saint-Moritz1 ; ces stations élevées, par la pureté de l’air, par l’activité qu’elles impriment à la respiration, donnent, comme amélioration et comme guérison, des résultats vraiment remarquables. Mais toutes les formes de la phthisie ne peuvent pas s’accommoder de ces hautes altitudes : c’est alors qu’on s’adresse à des stations d’altitude moindre, ou aux stations maritimes de Cannes2 3, de Menton, d’Alger, de Madère.
Le traitement chirurgical des lésions tuberculeuses du poumon, les injections interstitielles médicamenteuses, la pneumotomie, sont des questions à l’étude, sur lesquelles il serait prématuré de se prononcer5.
§15. PHTHISIE PNEUMONIQUE. — PNEUMONIE TUBERCULEUSE PNEUMONIE CASÉEUSE.
Depuis le jour où Laënnec, avec une méthode et une précision que seul donne le génie, eut retracé l’histoire anatomique et clinique de la phthisie, depuis ce jour deux grands courants se sont formés, l’un affirmant l'unité, 1 autre proclamant la dualité des lésions phthisiogènes.
Pour les^unicisles, la tuberculose pulmonaire et lapneu-
1. Jaccoud. La station médicale de Saint-Moritz. Paris, 1873.
2. Daremberg. Traitement de la phthisie pulmonaire, Paris, 1892.