‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 122 sur 292 · Thèse de Lehmann · texte numérisé non relu

Thèse de Lehmann

572 MALADIES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

sieurs fois répétées, une certaine quantité de liquide purulent fétide. La situation devenant fort grave, on pratiqua l’empyème, et l’incision donna passage à du liquide purulent infect et à un kyste hydatique du volume d’une orange.

Dans une observation de Danlos1, la perforation des bronches précéda la perforation de la plèvre, le début du pneumothorax, fut dramatique et suivi de mort. Cette observation concerne un homme de 45 ans qui présentait à la partie inférieure latérale et postérieure du côté droit du thorax une déformation et une voussure. On diagnostique un kyste hydatique du poumon. Bientôt le malade est pris d’une toux quinteuse avec rejet de crachats purulents et fétides (petite ouverture du kyste dans une bronche). Dix jours plus tard, le malade éprouve au côté droit une douleur horrible avec angoisse et dyspnée; on constate à l’auscultation un souffle amphorique (perforation delà plèvre et pneumothorax). Le malade succombe et à l’autopsie on trouve un vaste kyste hydatique de la base du poumon droit, cause des accidents successifs que je viens d’énumérer.

Dans une observation de Fouquier», le pneumothorax éclate subitement, la malade succombe et l’on trouve à l'autopsie un kyste hydatique pulmonaire du lobe inférieur droit, communiquant d’une part avec deux bronches, et d’autre part avec la cavité de la plèvre, par une ouverture arrondie, à bords relevés, dans laquelle on pouvait facilement introduire l’extrémité de l’index.

Diagnostic. — Le diagnostic de l’hydatide pulmonaire est presque impossible avant la perforation du kyste et avant la vomique. Les hémoptysies, la pleurésie, les poussées pneumoniques ne fournissent aucun appoint au diagnostic.

Quand on voit un malade qui tousse, qui maigrit, qui a des hémoptysies répétées et des complications pleurales, on pense avant tout à la tuberculose pulmonaire. On recherche les bacilles, on n’en trouve pas, et le diagnostic

Page 1