PNEUMOPATHIE SYPHILITIQUE SIMULANT LA SCLEROSE BRONCHO-PULMONAIRE
Description. — On a vu précédemment la description anatomique de cette lésion ; si elle est difficile à reconnaître pour l’anatomo-pathologiste, elle est plus malaisée encore à dépister pour le clinicien.
On diagnostique bien une broncho-pneumonie chronique, d après tels ou tels signes que le malade présente depuis des mois, ou des années ; plus tard, si des crachats
MALADIES 1)E L'APPAREIL RESPIRATOIRE
bondanls et fétides apparaissent, avec gargouillement et souffle caverneux, on reconnaît aisément une dilatation des bronches ; ce diagnostic est facilité d’ailleurs par la connaissance des antécédents pulmonaires et par l’absence de bacilles de Koch dans les crachats. Un médecin soucieux des signes fournis par l’auscultation arrive donc à poser un diagnostic anatomique précis, et dit : bronchopneumonie chronique, état fibroïde du poumon, dilatation des bronches. Mais ce qui lui échappe, c’est l’origine de cette pneumopathie; il ne trouve, pour l’expliquer, ni rougeole, ni coqueluche, ni diphthérie, ni fièvre typhoïde antérieure, et sans l’apparition d’une lésion spécifique au larynx, à la peau, au tibia, ou ailleurs, sans la présence de cicatrices syphilitiques, la nature syphilitique de la lésion pulmonaire passerait inaperçue.
Celte broncho-pneumonie scléreuse, dont la marche est en général lente, peut, par exception, procéder par poussées aiguës. Elle est susceptible d’être améliorée par le traitement antisyphilitique.
SYPHILIS PLEURO-PULMONAIRE A PREDOMINANCE PLEURALE PLEURÉSIE SYPHILITIQUE.
Description . — Al’étude du syphilome fibroïde du poumon se rattache l’étude à peine ébauchée du syphilome pleural.
Je n’ai pu retrouver qu’un petit nombre d’observations de pleurésie syphilitique, et je crois qu’elle est assez souvent méconnue, faute d’être recherchée. « On voit souvent la pleurésie syphilitique, dit M. Mauriac, et cette pleurésie s’accompagne d’épanchement*. »
La lésion syphilitique pleurale est tantôt un simple épiphénomène, une complication de la lésion pulmonaire, tantôt elle provoque un épanchement abondant, elle est la lésion dominante et mérite bien, dans ce cas, le nom de pleurésie syphilitique