Pleur, interlob. supputée. Paris, 1879, p
2, Dujol. Journal de méd. et de chirurg. pratiques, 1887, p. 261.
494 MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE
Les hydatides suppurées du poumon peuvent donner naissance à des vomiques qui simulent la vomique pleurale, avec cette différence qu’on retrouve dans les matières rendues des fragments de membranes d’hydatide3, et des crochets d’échinocoques, ainsi qu’on l’a vu dans l’un des chapitres précédents.
4° Vomique dans les abcès par congestion. — La thèse de M. Chénieux contient neuf observations de vomiques consécutives à des abcès par congestion consécutifs au mal de Pott. Le pus rendu contient souvent des séquestres osseux.
5° Vomique par suppuration du foie. — Les abcès du foie et les kystes hydatiques suppurés du foie aboutissent assez souvent à la vomique ; des adhérences s’établissent par l’intermédiaire du diaphragme, une perforation survient, et le malade rend par les bronches sa collection purulente hépatique. Quand la vomique a pour origine un abcès du foie, le pus est rougeâtre, épais, parfois fétide; quand la vomique est consécutive à un kyste hépatique suppuré, le liquide purulent est mélangé à des membranes d’hydatide.
6° Vomique avec suppuration du rein1 2. — Les kystes suppurés du rein, l’hydronéphrose suppurée, peuvent se terminer par vomique.
7° Il n’est pas d’usage de considérer comme une vraie vomique la quantité de pus qui peut être rendue en une fois par un malade atteint de dilatation des bronches ; c’est du moins une pseudo-vomique dont il faut bien connaître les caractères distinctifs.
Le traitement de la vomique varie avec la cause qui lui a donné naissance • le traitement chirurgical paraît devoir donner de bons résultats.
1. Vigla. Arch. de méd., 183o. — Trousseau. Clin, médic., t. I, p. 743.