‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 180 sur 292 · Galliard. Arch. de méd · texte numérisé non relu

Galliard. Arch. de méd

2. Tous ces bruits amphoriques sont dus à la cavité remplie de gaz, qui joue le rôle d’une caisse de résonance; le tintement métallique lui-méme n'est autre chose qu’un râle qui prend, au contact de cette cavité, un timbre spécial, et il n’est pas utile, pour que le tintement se produise, qu'il y ait communication entre la cavité et la bronche dans laquelle le râle prend naissance.

MALADIES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

malade, en décomposant le thorax en trois régions, antérieure, axillaire et postérieure (Jaccoud)1.

J’ai décrit un pneumothorax partiel inférieur, à symptômes pleuro-péritonéaux, qui a fait le sujet de thèse de M. Tolmer2. Ce pneumothorax ne doit être confondu, ni avec l’abcès sous-phrénique3 * qui n’est autre chose qu’une affection abdominale avec symptômes pleuraux, ni avec certaines péritonites sous-diaphragmatiques.

Le pneumothorax ou l’hydro-pneumothorax étant reconnus, il faut encore diagnostiquer la cause qui les a produits, car Yétiologie de la perforation pleuro-pulmonaire est la base principale du pronostic.

Traitement. — Le traitement est variable suivant que le malade a un hydro-pneumothorax ou un pyo-pneumothorax. Chez un tuberculeux atteint d'hydro-pneumothorax, il est peut-être préférable de ne pas retirer le liquide pleural, car l’évolution de la tuberculose peut être enrayée dans le poumon ainsi comprimé. Dans un cas de pyo-pneumothorax, M. Potain a obtenu un succès éclatant à la suite d’injections pleurales d’air stérilisé*.

J’ai eu l’occasion de traiter un pyo-pneumothorax tuberculeux par des ponctions multiples ; à chaque ponction on ne retirait qu’une cinquantaine de grammes de liquide, et l’on pratiquait ensuite une injection intra-pleurale avec solution de sublimé. Cette longue observation a été publiée par mon interne M. Charrier5.

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