Corail el Ranvier. Man. d'histologie, p
MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE
sont confluentes, les parties situées entre les granulations subissent la dégénérescence caséeuse.
Chez les enfants, la tuberculisation des ganglions bronchiques n’est jamais primitive, elle est toujours consécutive à la tuberculose pulmonaire; la lésion tuberculeuse du poumon peut être insignifiante, et la lésion ganglionnaire très étendue (Parrot1 *).
3° Adénopathie cancéreuse. — Le sarcome et le carcinome des ganglions bronchiques sont souvent consécutifs aux lésions cancéreuses du poumon; le lymphadénorae, beaucoup plus fréquent que les formes précédentes, est généralement primitif4 ; il se développe chez des sujets encore jeunes, au milieu de la santé, et il se présente parfois sous la forme plus maligne du lymphosarcome.
Ces tumeurs cancéreuses prennent un développement quelquefois considérable ; elles se généralisent, elles envahissent les organes du médiastin, le cœur, les poumons3 et englobent les vaisseaux et les nerfs. Dans d’autres cas la généralisation se fait à distance^probablement par la voie des lymphatiques, des veines ou des séreuses, et l’on retrouve des noyaux cancéreux secondaires dans le foie, dans le rein, etc.
4° Dégénérescence du thymus. — Les opinions les plus contradictoires ont été émises au sujet des tumeurs du thymus ; on en a successivement exagéré et nié la fréquence. Il est certain que chez l’enfant, et même chez l’adulte, on retrouve des sarcomes de forme différente, à évolution lente, qui ont débuté dans les vestiges du thymus4.
5° L 'hypertrophie ganglionnaire avec ou sans leucocythémie sera le sujet d’une description séparée.
1 Soc. de biologie, séance du 28 octobre 1876.